TOI ! VISITEUR.

Avertissement

Vous avez bien lu : 1 –  visiteur est écrit au singulier (cette page s’adresse donc à vous personnellement) ; 2 – dans ce titre, je vous tutoie. (Si je ne le fais pas en ce moment, c’est par politesse à votre égard. Mais, puisqu’en écrivant ces mots, je viens d’accomplir mon devoir de courtoisie, je décide, à partir de maintenant, de te tutoyer).

Pourquoi te tutoyer ? Parce que je m’intéresse à ta conscience et que, face aux exigences de rigueur de cet admirable juge suprême, la franchise et la proximité fraternelle s’imposent à nous, comme elle s’impose aux frères et sœurs d’une même famille. (D’ailleurs, toi et moi, nous faisons partie de la même famille, la grande communauté humaine).

Nous sommes donc faits pour nous comprendre et nous entendre.

 À mes yeux, cette page est la plus importante du site, car je n’écris pas pour le plaisir de manier des idées, mais dans l’intention de parler très franchement à mes concitoyens en vue d’engager dans l’action politique ceux qui en sont moralement capables.

Si tous mes lecteurs sont des amis, ceux qui s’engageront – sans que je ne les aie encore personnellement rencontrés, sont pour moi des super-amis.

Visiteur du site, qui es-tu ?

Sans t’avoir encore rencontré, je suis à peu près certain que tu estimes être « quelqu’un de bien ». Peut-être as-tu raison…

Mais que faut-il entendre par l’expression une personne « réellement bien » ? Pour y répondre, le mieux consiste par commencer par  définir ce qu’est une personne qui ne mérite pas cette appréciation.. or.

Qu’est-ce qu’une personne qui n’est pas réellement bien ?

Un homme (ou une femme) qu’on ne peut considérer comme appartenant au groupe des gens réellement bien, est celui (ou celle) qui appartient à l’un des deux sous-groupes suivants :

1 – le premier rassemble les individus qui n’ont ni idéal ni moralité,

2 – le second (de loin les plus nombreux !) correspond  à ceux qui ont une image positive d’eux-mêmes, mais, quand l’occasion se présente, se trouvent incapables de s’engager dans une grande cause qui leur ferait honneur.

Je n’ai aucun commentaire à faire sur le premier groupe parce que les personnes qui en relèvent peuvent avoir de nombreuses raisons que l’on ignore pour comprendre leur attitude.

Par contre, les gens qui ont une opinion positive sur eux-mêmes, alors qu’ils sont incapables de s’engager personnellement pour une cause qui leur semble juste se trompent profondément sur eux-mêmes. Ils sont l’exact contraire de ce qu’ils croient être ! (Ils sont pires que les personnes du premier groupe, pourtant objet de leur mépris ! Qui, quant à elles, ne se trompent pas sur ce qu’ils sont réellement).

Je n’apprécie pas les prétentieux – même les prétentieux inconscients – qui, de très loin, sont pourtant les plus nombreux dans toute population humaine. Dans ce groupe figurent en bonne place les philosophes, les théologiens, les professeurs de morale (et bien d’autres !) qui commentent les situations et ne s’engagent pas. (Et, sans doute, beaucoup de visiteurs de ce site… toi peut-être !).

Mais alors qui sont les gens bien ?

 « Les gens bien » ne sont pas ceux qui se considèrent comme tels (Souvent d’ailleurs, ce n’est pas comme cela qu’ils se perçoivent eux-mêmes…) ; les gens bien sont ceux qui s’engagent pour les idées en lesquelles ils croient.

Parmi ceux-là  on peut distinguer trois catégories :

1 – les rares personnes qui s’engagent spontanément ;

2 – les gens qui, jusqu’ici, sans s’être jamais engagés et s’étant considérés (à tort) comme des gens bien, comprennent désormais leur erreur d’appréciation et décident de s’engager dans telle ou telle cause en laquelle ils croient ;

3 – ceux qui ne se sont encore jamais engagés pour une cause parce qu’ils avaient cru (à tort) que, pour de bonnes raisons – réelles ou supposées – ils ne le pouvaient pas… mais qui,  comprenant désormais qu’un engagement peut se situer à des niveaux très variés choisis en fonction des obligations propres à chacun… décident d’un engagement adapté à leur situation de personnelle.

Et toi qui es-tu ?

Et toi qui es-tu ? C’est la seule question importante.

Si tu veux, ne t’engages pas, mais  ayant désormais compris la trahison de ta propre responsabilité, cesse de critiquer bêtement les hommes politiques qui nous gouvernent (lesquels, alors,  n’ont pas moins de valeur que toi, tel que tu as décidé d’être…).

Là-dedans, quels sont les intérêts du site servir les hommes ?

Dans cette discussion, quels sont les intérêts de ceux  qui se préoccupent du bien de la Société ? Tu l’as compris : en s’adressant à l’intelligence des personnes capables de comprendre (et de se mettre personnellement en question), c’est d’amener une petite minorité d’hommes et de femmes de valeur à s’engager dans le mouvement que veut créer ce site.

Pourtant le raisonnement ne suffit pas

Je le reconnais, pour logiques (et à mon avis incontestables qu’ils soient…), ces raisonnements ne suffisent pas pour changer les comportements de mes visiteurs. (On ne réveille pas les dormeurs profondément endormis en leur faisant des discours, mais en leur donnant des coups…)

Quels coups vais-je leur donner ? les plus efficaces : ceux qui mettent en cause leur fierté !

Si tu es d’accord avec les critiques formulées dans ce site à l’égard de de la société contemporaine et que (d’une manière compatible avec tes autres obligations) tu ne t’ engages pas dans un effort collectif pour la réformer (soit dans le cadre du mouvement proposé, soit dans celui de telle ou telle initiative supposée efficace [laquelle ? Laquelle ?], tu ne peux pas te considérer comme quelqu’un de  bien.

C’est grave ! Surtout si tu es un philosophe, un théologien… ou un généreux bénévole d’une œuvre humanitaire, qui, à tes yeux, te dispense de t’engager pour changer, non pas une partie de la société, mais l’essentiel de ce qui conditionne tout le reste (y compris l’œuvre pour laquelle tu travailles).

La morale (civique) de cette réflexion.

Tout homme de ce temps qui profite des multiples avantages de notre société et qui en voit les insuffisances, a, en retour, un  devoir de civisme qui l’oblige (dans les conditions concrètes qui sont les siennes) à un engagement (fusse très modeste) à agir pour améliorer la société.

Après les coups de fouet, un encouragement

Je vois que je viens de donner des coups… Etait-ce la manière la plus habile de réveiller les endormis ? Je crois en tout cas que c’était indispensable….

Mais, une fois les gens réveillés, il est peut-être bon de leur adresser un encouragement sincère : ceux qui s’engageront dans une action collective feront d’une pierre deux coups : ils donneront un sens élevé à leur vie et éprouveront le charme de la camaraderie dans l’action collective.

Quel sera le résultat de ce discours ?

Le nombre de visiteurs qui cliquera  sur la page contact pour répondre au questionnaire apportera la réponse souhaitée. On verra… Quant à toi que feras-tu ? Peut-être, d’ailleurs tout de suite…