Tragique parallélisme

Dans la liste des contrastes proposés dans la page précédente, deux n’y figurent pas… alors qu’ils méritent une attention toute particulière (justifiant leur mise en relief dans une page particulière.. – celle-ci.) Car ils mettent en lumière un tragique parallélisme entre deux oppositions pour nous faire réfléchir sur nos comportements de citoyens.

Les trois termes du tragique parallélisme

Voici le premier terme du tragique parallélisme, qui, au siècle dernier, a opposé :

  • la cruauté et l’indifférence des hommes politiques du début du XXe siècle, disciples des philosophes du siècle dit des lumières, confortablement installés dans leur palais ministériel,
  • à la soumission des millions de paysans français, anglais, allemands, américains, africains (et bien d’autres), condamnés à croupir dans la boue au milieu des rats, pour finalement se faire massacrer sur les lignes de front.

Le second terme du tragique parallélisme – lui aussi sous forme de d’opposition – parfaitement semblable au premier, c’est :

  • une minorité, non plus de politiciens, mais de grands financiers, soutenus par l’indifférence hautaine des hommes politiques actuels, qui imposent au monde entier un esclavage à la fois stupide et cruel  (voir le capitalisme financier,)
  • la passivité du peuple – nous, peuple et « élites » confondus – qui acceptons passivement cette situation ;

A cette comparaison, vient s’ajouter le troisième terme annoncé. C’est d’autant plus justifié que celui-ci est à l’origine des deux précédents ! C’est celui du chef de meute et des loups qui le suivent. Ce, selon le modèle qui nous fait vivre, nous, les hommes, au titre de la partie animale de notre nature.

(Avec cette énorme différence : que le chef de la meute agit pour le bien de tous, alors que les dirigeants agissent pour leurs intérêts de classe et leur prétentieuse folie.)

Un parallélisme aujourd’hui inadmissible

Après avoir fait le rapprochement entre les deux contrastes historiques, il faut voir les différences et les excuses. Pour la plupart, nos ancêtres du début du XXe siècle étaient pauvres, souvent illettrées, et ne disposaient d’aucune de nos technologies modernes.

Alors qu’aujourd’hui, avec notre niveau d’éducation, notre richesse, nos fabuleux moyens d’Internet, des réseaux sociaux, de nos Smartphones etc. nous avons une possibilité de réaction infiniment plus grande.

Il en résulte que la soumission des poilus est parfaitement compréhensible et pardonnable. Au contraire, la passivité de ceux qui, actuellement, ne veulent rien faire pour changer la situation est totalement inadmissible. Cette remarque vous est adressée à vous visiteur de ce site (« pour en faire ce que de droit »…) ;

Quand même une excuse

Force est cependant de reconnaître que la révolte contre l’inadmissible exige de se regrouper, et que, jusqu’ici, aucune proposition sérieuse n’a jamais été faite en ce sens.

Notre intervention… et surtout votre réaction

Aujourd’hui ce site, fait une telle proposition. Qu’en feront ses visiteurs ? Quelle sera la proportion entre ceux qui se réfugieront dans l’ironie facile des médiocres et ceux qui feront preuve d’intelligence, de générosité et de courage ?

Alors, nous les hommes du XXIe siècle, à la charnière de ce qui doit être un tournant de l’histoire de l’humanité qui se cherche, que ferons-nous ? Saurons-nous nous élever au-dessus de notre condition animale originelle ? Pour devenir de vrais hommes ? Serons-nous à la hauteur de notre mission ?

(Voir parallélisme)

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