La liberté

La liberté correspond à une notion trop importante pour la traiter en quelques paragraphes. Aussi je n’en dirai que quelques mots correspondant à des évidences, qu’il n’est pas peut-être pas inutile de rappeler…

Si tout le monde était parfait, la liberté constituerait un moyen merveilleux favorable à la bonne marche de la société. Mais comme on est infiniment loin d’une telle situation, on est également très loin du résultat à espérer…

Il en résulte que ceux qui réclament à grands cris toujours plus de liberté individuelle et veulent nous assurer qu’ils sont à la pointe du progrès moral exercent une influence infiniment néfaste pour le bien-être de la société.

Les partisans de la liberté dans tous les domaines croient être à la pointe du progrès et de l’intelligence, mais, en réalité, sans le savoir, ardents propagandistes des idées en vogue, ils ne sont que les instruments aveugles d’une poignée d’idéologues qui les manipulent au nom d’intentions dont ils n’ont aucune idée. (Voir le capitalisme financier…)

Faisons quand même deux remarques élémentaires (« élémentaires », mais il semble, oubliées par une large partie de la population actuelle…)

Là encore un immense effort de réflexion, d’explication et d’éducation s’impose pour améliorer les conditions de la société actuelle ;

La liberté excessive s’oppose à la solidarité dont on a besoin

Accorder à la liberté individuelle une très large prédominance dans les critères de la vie, c’est évidemment mettre au second rang la notion de devoir. L’exaltation de la liberté individuelle c’est « moi d’abord et les autres ensuite ».

Il va de soi que sur cette base il est impossible de créer une société solidaire - cette société solidaire dont nous avons tous besoin pour vivre heureux et  constituer une nation unie.

La liberté de risque d’être la justification de la faiblesse

L’exaltation de la liberté individuelle (conçue en fait comme celle des choix irrationnels) plait à un certain nombre d’individus qui trouvent là, la caution bienvenue apportée par une certaine fraction de la société, pour approuver leurs penchants personnels, bons ou mauvais, et pour les encourager à se livrer à leurs faiblesses.

Céder à cette conception peut être agréable à court terme, mais à long terme, pour l’ensemble de la vie, elle ne peut conduire qu’à des désillusions, car ce dont l’homme a besoin, ce n’est pas du laisser-aller, mais d’un combat pour se construire lui-même et participer à la construction d’une société meilleure.

Pourquoi cette idéologie de l’exaltation de la liberté individuelle se trouve-t-elle soutenue par certaines élites intellectuelles ? Qui ne peuvent pas ignorer le caractère fallacieux de cette pseudo- philosophie…) ?

Simplement parce que leur but n’est, ni de dire la vérité, ni de faire le bonheur des individus qu’ils  ne connaissent pas, mais d’agir pour une société de plus en plus malade, qui, en toute logique, aboutira à la réduction de la population mondiale, dont ils rêvent.