L’esprit de la Révolution

L’esprit de la révolution

Avertissement

D’abord un rappel : ne pas se tromper sur le sens du mot « révolution » utilisé ici (voir accueil).

je ne commence pas la présentation d’une liste des grandes réformes proposées par la révolution. Ce, pour deux raisons précises :

1 – en ma qualité pour le moment de personne isolée, je peux faire certaines suggestions, mais c’est au mouvement qui sera constitué que reviendra la tâche des propositions précises à faire,

2 – avant de révéler les mesures préconisées, il est souhaitable de faire comprendre dans quel esprit et avec quelles précautions elles ont été conçues…

Tout bouleverser ?

La nouvelle révolution doit être différente de celle des trois derniers siècles

Contrairement aux anciennes révolutions de l’histoire, l’objectif de la révolution ne consiste pas à vouloir tout bouleverser pour établir une (impossible) justice entre les hommes,

mais à créer une organisation politique plus favorable à l’instauration progressive d’une meilleure gestion de la chose publique…

Le programme doit être centré sur la proposition d’un idéal commun favorable à l’immense majorité des citoyens.

Par contre, en se concentrant sur les objectifs essentiels pour l’ensemble de la nation, la révolution doit  éviter tous les sujets de nature à diviser inutilement les tenants des diverses options philosophiques ou religieuses…

L’espace de la révolution

Si à l’intérieur des frontières, il ne faut pas diviser, au contraire, à l’extérieur, il s’agit de réunir les peuples.

Parce que le monde est solidaire et que l’ensemble des hommes ne font qu’un seul peuple d’êtres égaux en dignité – dont on ne peut se désintéresser – la révolution ne peut évidemment qu’avoir un objectif mondial.

Toutefois, il faut laisser aux différents peuples l’initiative des changements à faire chez eux. Mais, de quelque manière que chaque pays se comporte, lorsqu’une nation aura fait sa révolution, par l’effet de la contagion intellectuelle, de l’exemple et de la multiplicité des relations entre les peuples, l’ensemble de la communauté mondiale présentera un visage nouveau.

Les précautions à prendre

Cependant, pour réussir déjà dans un pays donné, il faut faire preuve d’habileté. Cela suppose d’agir sur deux tableaux :

d’un côté convaincre ceux qui ont intérêt à sa réalisation, et de l’autre, par un engagement solennel, rassurer une certaine proportion des citoyens a priori craintifs qu’ils n’auront pas à souffrir de l’instauration de règles arbitraires ayant pour conséquence de réduire leurs revenus et leur patrimoine…

(Par la suite, ceux-ci pourront normalement évoluer, mais dans le cadre d’une démocratie apaisée, réaliste et favorable à la justice sociale…).

Dès le départ, pour éviter la fuite des capitaux, il faudra établir des règles très précises concernant les mouvements de capitaux des plus grandes sociétés – et définir – par des lois particulières – des sanctions sévères à l’égard de celles qui, par la suite, voudraient revenir sur le marché français.

Deux formes possibles de révolution

En dépit du souci de ménager les différents groupes de la société pour les amener à accepter le changement, il est certain que ce mouvement se heurtera à une forte résistance, notamment de la part des organisations politiques et de certains partis.

Dans un esprit de sagesse, mais aussi de fermeté, le mouvement sera disposé à négocier, mais en fonction des réactions rencontrées (et éventuellement des réactions de la rue – autonomes ou provoquées…), le changement pourra prendre deux formes possibles qui permettront de parler soit d’une révolution négociée, soit d’une révolution imposée.

La forme juridique : un mouvement

La révolution s’appuiera sur deux structures complémentaires : un mouvement et un fond de dotation.

Sous la dénomination « servir les hommes », le mouvement est chargé de quatre missions essentielles : réunir, réfléchir, informer, intervenir. 1 – Réunir le maximum de citoyens prêts à agir ; 2 – mener une réflexion en profondeur sur la société et la politique ; 3 – informer et former l’ensemble des citoyens ; 4 – sans attendre l’avènement de la révolution, soutenir les organisations humanitaires qui agissent en faveur des populations les plus défavorisées.

Sous la dénomination « révolution de 2021 », le parti politique, animé par l’esprit du mouvement et par sa conception de l’action, agit pour conquérir le pouvoir en vue d’installer des structures politiques et économiques nouvelles réellement favorables à la société humaine.

L’avantage de la formule du « mouvement »

La formule du mouvement présente plusieurs avantages : notamment : 1 – permettre de servir la société à de nombreuses personnes passionnément intéressées à la chose publique, qui, pour différentes raisons possibles, ne peuvent pas intervenir directement dans le combat politique ; 2 – représenter une structure plus susceptible d’exercer une influence intellectuelle que ne pourrait le faire un parti politique trop engagé dans les combats à court terme; 3 – permettre d’établir assez facilement des relations avec les divers partis ouverts qui cependant ne peuvent s’engager

La méthode d’action de la révolution

la révolution: une coopération
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Le premier levier de la méthode d’action

L’un de éléments essentiels de la méthode du mouvement consiste à travailler pour éclairer la population.

Pour lui faire comprendre que les pouvoirs en place non seulement la trompent (ce que tout le monde a déjà compris), mais que les objectifs qu’ils poursuivent ouvertement ne sont pas conformes à l’intétêt bien compris de la population.

Et qu’une autre organisation sociale, fondée sur d’autres objectifs plus conformes aux besoins humains, est possible après la mise en place de structures adaptées (déjà conçues).

Cet objectif suppose de s’adresser aux esprits les plus ouverts pour répandre les idées élémentaires suffisantes permettant de comprendre le fonctionnement de toute société, celui de la société contemporaine et les vrais besoins des hommes.

Il s’agit de poursuivre une oeuvre de caractère à la fois culturel et civique. D’un niveau sans prétention, mais suffisant et compréhensible par tous. (C’est possible, car les être humains ont un niveau d’intelligence nettement plus élevé que celui que leur prêtent ceux qui les méprisent…)

Cette formation se fera de deux manières complémentaires : 1 – en s’efforçant de donner une formation générale à tous ceux qui en sont capables, 2 – en commentant les événements quotidiens pour en dégager les enseignements à en tirer pour une gestion plus juste et plus lucide du pays.

La tâche d’huile

Le mouvement utilise la technique de la tâche d’huile, celle qui consiste, partant du groupe le plus motivé et le plus éclairé, à s’adresser de proche en proche aux couches de populations moins sensibilisés aux problèmes politiques.

Il s’attache à repérer les personnalités influentes, considérées comme sincèrement patriotes, prêtes à agir, à leur manière, et en toute indépendance, pour le bien de la société.

Il compte sur les artistes – notamment les dessinateurs, les chanteurs et les hommes de lettres.

Son approche intellectuelle, honnête, dépourvue de toute ambition personnelle devrait avoir pour effet de faciliter le rapprochement avec ces milieux exigeants déçus par le comportement classique des politiciens.

Le support juridique et financier

Le mouvement de la révolution s’appuie sur un fonds de dotation, déjà pourvu d’un important financement. Qui devra être accru grâce aux cotisations des adhérents et d’un certain nombre d’apports extérieurs procurés par des Français convaincus.

Les différents rôles des personnes intéressées au renouveau

Les nationaux (et,un peu plus tard, certains étrangers présentant toutes les garanties de sincérité citoyenne…) pourront agir d’au moins trois manières manières:

  • par l’adhésion active au mouvement (qui ne les invitera pas à coller des affiches, mais à mettre à sa disposition leurs talents propres) ;
  • pour ceux qui, pour de nombreuses raisons possibles, ne peuvent devenir les adhérents actifs qu’ils auraient voulu être, en contribuant au financement du fonds de dotation ;
  • pour les personnes ayant de nombreuses relations dans les divers milieux de la société, par une utile action de sensibilisation et de contacts.

Au titre de la réflexion, la mission de la révolution consiste à

  • bien saisir l’état et les besoins de la société;
  • concevoir et à diffuser une philosophie de l’homme conforme à l’intérêt de tous (des plus grands et des plus petits), acceptable par tous les hommes de bonne volonté – croyants et incroyants (en s’abstenant, bien sûr, de stimuler les rivalités ridicules qui, depuis déjà plus de 100 ans, ont tant nui au bon fonctionnement de la démocratie…) ;
  • repérer les personnalités prêtes à agir dans l’intérêt du pays et, dans la mesure du possible, à les engager dans une action utile à la société ;
  • dans le but de préparer la réflexion des partis politiques, définir les grandes lignes d’une démocratie respectant un bon équilibre des influences mutuelles entre les élites au pouvoir et le peuple.

Les talents recherchés

La réalisation d’une telle mission suppose de rassembler de nombreux talents humains. Et de bien les utiliser… Pour une raison d’efficacité et de respect de la dignité des personnes, cela suppose de ne considérer personne comme un simple exécutant, mais toujours comme quelqu’un qui fait profiter l’équipe de ses motivations personnelles et des talents originaux dont chacun est porteur.

Pour réussir, le mouvement a besoin de faire appel à la variété de tous les talents possibles. Au premier rang desquels doivent figurer la motivation et la capacité d’autonomie et d’innovation.

Il doit rassembler trois catégories de personnes : ceux qui pensent, ceux qui agissent et ceux qui organisent (étant cependant bien entendu qu’en fait chaque adhérent participera plus ou moins à chacune de l’une ou l’autre de ces fonctions…).

Au titre de l’activité intellectuelle, les philosophes, les historiens, les sociologues, les artistes – dessinateurs, chanteurs, hommes de lettres – ont une place importante.

Au titre de l’activité, les personnes jouissant de nombreuses relations sont évidemment très utiles.

Le programme des réformes

Le mouvement a déjà conçu les réformes essentielles destinées à donner à la République le visage nouveau qu’elle mérite. Mais il doit en réserver la primeur à son allié, le parti révolution 2021. Au terme des discussions qui s’ensuivront, le parti élaborera son programme précis (qu’il n’est pas opportun de révéler dès maintenant…)

Le fonctionnement normal aboutira à un train de grandes réformes s’efforçant de satisfaire aux conditions d’idéal, de réalisme, de justice et de respect de chaque citoyen.

Il est cependant possible de préciser quelques orientations :

  • le démantèlement immédiat du système d’information contrôlé actuellement par des pouvoirs politiques et économiques, dont les objectifs n’ont rien à voir avec les désirs d’objectivité et de sincérité des populations;
  • son remplacement par une structure d’information conçue de manière à assurer le mieux possible la liberté et l’objectivité de la diffusion des nouvelles et des commentaires.
  • les organisations économiques et financières – qui continueront à unir le capital et le travail – devraient voir les salariés devenir maîtres de leurs décisions… (quitte pour eux à attirer – ou à repousser… – le marché des capitaux auxquels ils seront bien obligés de continuer à faire appel…).
  • Le pouvoir politique devrait accorder une très grande importance à tous les groupes autonomes de la société qui se proposent d’atteindre certains buts qui leur sont propres (notamment dans le domaine de la culture et surtout du bénévolat…)
  • La nouvelle organisation nécessitera une importante modification de la Constitution.

La direction du mouvement de la révolution

Le plus haut responsable du mouvement peut prendre le nom classique de « président », mais le terme de « secrétaire général » apparaît comme préférable… (Pour la commodité, provisoirement appelons le quand même « le président »).

Le choix du président est évidemment très important. Aussi est-il bon de préciser les principales qualités qu’il doit réunir :

  • un attachement sincère à la cause à défendre ;
  • autant que possible, l’absence d’ambition personnelle (autre que celle de servir!) ;
  • une bonne connaissance des hommes (qui suppose une expérience et de l’intuition…) ;
  • un bon talent de management (qui consiste à beaucoup réfléchir, mais à travailler peu soi-même, et à confier les différentes tâches aux collaborateurs en fonction de leurs compétences [notamment, en utilisant – et contrôlant – les ambitieux et en mettant en avant les personnalités plus discrètes – qui sont souvent les plus motivées et les plus efficaces…)

Des qualités rarement réunies

De telles qualités se trouvent rarement toutes réunies dans une seule personnalité… mais il ne s’agit pas de les exiger, mais de les rechercher et d’agir ensuite avec les hommes tels qu’ils sont.

Lecteur, si vous estimez rassembler de telles qualités, en toute simplicité, faites le savoir !

Mais une démarche de ce genre aurait à priori plus de chances de succès si votre signalement portait sur quelqu’un d’autre que vous-même…

Et maintenant, quand va-t-on passer à l’action ?

Date du départ de la révolution…

Inutile et impossible de répondre immédiatement. C’est le mouvement qui y répondra (en tenant compte des événements – aujourd’hui inconnus – qui interviendront…). Mais il devrait se situer dès la fin de cette année 2020.

Réponse aux sceptiques

D’abord une remarque essentielle d’ordre logique

Je n’ ignore pas que la plupart des visiteurs vont considérer comme illusoire la possibilité actuelle d’une prise du pouvoir politique et qu’en conséquence la création de ce mouvement n’aboutira à rien… Pour le moment, ne discutons pas leur opinion. Remarquons seulement :

  • que, a minima, dans l’hypothèse où l »on ne parviendrait pas à provoquer la réforme de l’ampleur souhaitée, l’existence d’un mouvement réfléchi et actif, ouvert aux relations avec les partis aurait toute chance d’infléchir très sensiblement la politique…
  • Ce d’autant plus, qu’il serait bien étonnant que, parmi les partis actuels, il ne s’en trouverait pas un seul, capable de comprendre le handicap de son absence de doctrine et l’intérêt qu’il trouverait à une alliance avec le mouvement. (D’ailleurs, en dépit du quasi total manque de publicité de l’initiative présente, par la voix d’un responsable de niveau élevé, un parti politique a déjà manifesté son intérêt pour notre projet (à laquelle , de notre part, il n’a pas été donné suite, parce qu’une telle alliance serait prématurée);
  • cette prise de pouvoir n’est pas envisagée comme étant à réaliser par le mouvement lui-même, mais par une pression populaire (qui peut être efficace avec des niveaux et des formes très variables).
  • À cet égard, n’oublions pas le mouvement des gilets jaunes, qui peut repartir et avec lequel une alliance intelligente est possible (et sera envisagée).

Ensuite, une observation d’ordre psychologique et historique

Les esprits sceptiques – c’est normal – croient être du côté de l’intelligence et du bon sens ; mais ne risquent-t-ils pas d’être en réalité de celui de la faiblesse et de la médiocrité ?

Quant à vous,visiteur de ce site, où estimez-vous vous situer ?). Surtout, ce ne sont pas les sceptiques qui font l’histoire, mais ceux qui ont le courage de réfléchir, de risquer et d’oser.

Les raisons de fond en faveur de la révolution

Aujourd’hui rien ne prouve que la révolution proposée va effectivement se réaliser. Mais il est raisonnable de la considérer comme très probable… Limitons-nous à n’évoquer que quelques raisons bien visibles :

  1. le caractère irrationnel de l’organisation économique et politique (certes fondée sur une théorie, mais de caractère simpliste, qui ne revient en fait qu’à consacrer une solution de caractère purement empirique…) ;
  2. l’injustice de la situation sociale ;
  3. le malaise visible d’une grande partie de la population ;
  4. la croissance d’une insupportable pression des classes dirigeantes sur un nombre toujours plus élevé de salariés (qui s’exerce maintenant de plus en plus jusque sur les cadres moyens et supérieurs…) ;
  5. l’aveuglement des grands financiers, qui n’ont que des vues à court terme, qui pensent que tout ce qui a déjà marché continuera à se poursuivre indéfiniment, que les hommes ne vivent que de pain, qui ne se rendent pas compte du progrès intellectuel d’une partie importante de la population mondiale, etc.

D’autres arguments

A ces arguments de nature analytique, il faudrait en ajouter quelques autres, inspirés par un regard plus global :

  1. le précédent historique du brusque effondrement du système soviétique (si mal prévu par la grande majorité des observateurs supposés compétents et éclairés) – y compris François Mitterand );
  2. le caractère instable du pouvoir économique, caractérisé par  l’opposition entre un très petit nombre de financiers qui mènent le monde et la foule immense des hommes et des femmes qui supportent leurs décisions arbitraires ;
  3. la fragilité d’une organisation fondée sur des bases juridiques traditionnelles inadaptées aux nécessités des hommes, etc.

Enfin, dans un pays tel que le nôtre, composé de 67 millions d’habitants, et d’une élite intellectuelle et morale très abondante qui garde le souvenir d’un passé ancien, où nos prédécesseurs ont su étonner le monde, il serait bien étonnant que l’on n’assiste pas au surgissement de quelques grandes personnalités encore inconnues décidées à se dresser pour agir et réussir.

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