Le capitalisme financier

La place du capitalisme financier actuel dans la société

La société contemporaine repose sur l’exploitation d’un certain nombre de techniques – simples mais efficaces – insidieuses et par là très efficaces. Ce sont notamment : le capitalisme financier, le monde politique, l’information truquée, la science biaisée, la prétendue démocratie, les leviers de l’éducation des jeunes et, au-dessus de tout ça, l’alliance tacite entre tous ces pouvoirs,

Un seul pouvoir

Pour comprendre comment s’organise réellement la collaboration entre ces différentes techniques, il faut savoir quel en est le chef d’orchestre : c’est le grand capitalisme financier qui, avec les capitaux inimaginables dont il dispose, a suffisamment de ressources pour acheter – de manière directe ou indirecte… tous les grands acteurs de la société qui font l’opinion. Aussi dans le monde actuel il n’y a qu’un seul pouvoir réel : la finance. En dépit des apparences, tous les autres pouvoirs sont des pouvoirs dérivés – des pouvoirs d’apparence – soumis à la stratégie des maîtres de la finance mondiale.

Et quelques obstacles …

Cependant, si fort qu’il soit, le grand capitalisme financier se heurte à quelques obstacles, de nature intellectuelle, spirituelle ou religieuse – situés à la fois dans les hautes sphères de la pensée et dans la partie du peuple qui n’a pas perdu toutes ses valeurs, ses traditions… et son bon sens. Ces obstacles sont fondés en partie sur une philosophie ou une foi religieuse éclairée (et, malheureusement, en partie aussi sur les fanatismes religieux que l’on connaît…)

Dans ces conditions, on conçoit que le capitalisme financier déploie une énergie farouche en vue de neutraliser tous ces obstacles. Il a particulièrement en ligne de mire les penseurs et surtout les religions chrétiennes, qui, avecleurs élites et leurs peuples très nombreux, représentent un potentiel de contre-influence moralement très puissant. (Aussi en comparant la puissance financière des maîtres du monde et des religions, on comprend très bien que le monde moderne soit presque complètement déchristianisé…)

Le capitalisme dont on parle ici

Ne cherchons pas à donner une définition de type universitaire du capitalisme, formulons plutôt une distinction utile sur deux formes qu’il revêt dans la pratique. De ce point de vue il y a ce que l’on peut appeler le « capitalisme traditionnel » et le « capitalisme financier ». Les deux formes se caractérisent par leur intention : le premier par un objectif de production des biens nécessaires aux populations ; le second, par un objectif de profit monétaire à réaliser par le financement des biens de production présents dans le monde.

On ne s’intéressera ici qu’au capitalisme financier qui, de très loin, est celui qui pose les questions les plus essentielles à la bonne marche de la société. (Par contre, on trouvera en annexe une note sur le capitalisme traditionnel.)

Les moyens d’action du capitalisme financier

Le capitalisme financier maîtrise une grande partie de l’économie mondiale par des participations financières anonymes apportées aux entreprises et par des personnes physiques très riches qui peuvent librement continuer à les financer ou s’en retirer. Les partenaires sont des banques, des fonds de pension, une multitude de petits actionnaires, et les titulaires d’un nombre relativement limité  d’immenses fortunes.

Cette forme du capitalisme qui depuis le XIXe siècle  a pris une importance sans cesse croissante, a eu pour effet de changer complètement la nature du capitalisme classique et de transformer complètement la société elle-même. C’est sous le règne de ce type de capitalisme que nous vivons de nos jours. Qui est censé faire notre bonheur… Ou notre malheur… ou un mélange des deux…

Deux groupes d’actionnaires d’influence très différente

Pour comprendre l’ensemble des conséquences de l’existence du capitalisme financier, il faut  avoir une représentation correcte de la constitution du capital mondial qui finance les entreprises. Celui-ci comporte deux groupes informels : d’une part, celui des grands financiers qui exercent le pouvoir réel de décision sur l’affectation des capitaux, d’autre part, celui des porteurs de parts d’importance moyenne ou modérée, qui recherchent le rendement maximum de leurs placements, mais n’ont aucune influence sur les décisions prises par les instances de décision (dans lesquelles ils ne font que de la figuration…)

Seul le premier groupe, celui des très grandes fortunes, a une influence sur la marche de l’économie contemporaine.

le capitalisme financier

Les buts des gros actionnaires

Puisque le monde est dans la main de ces grands financiers, il faut commencer par les désigner par un nom. Je propose le terme « les maîtres du monde » – ou tout court  « les maîtres ».

Dans une telle situation, notre première préoccupation doit être de savoir quels sont les buts qu’ils poursuivent…

Manifestement, ils ne tiennent pas à venir au secours des grandes zones de la planète où croupissent sans espoir des centaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants ! (Il serait exagéré de dire que leur cœur aurait cette dimension…).

Le rêve fou

Grisés par la puissance dont ils jouissent, pourris par l’argent qui rend fou, ils ne pensent qu’à se donner une image très positive d’eux-mêmes. : Il s’agit donc de figurer parmi les plus riches de la planète, de connaître la plus grande croissance de ses bénéfices, de financer  de grands projets les plus spectaculaires possibles (comme la conquête de l’espace, la maîtrise de la décroissance de la population mondiale,  et, comble de la folie, de concevoir et de construire un homme totalement nouveau, qui serait le génial résultat d’une association des techniques électroniques et Internet introduites à introduire dans le corps de ces pauvres humains. Quel rêve ! Quel rêve fou !

Que certains snobs prennent au sérieux ! (Par contre, ils semblent totalement indifférents à l’avenir écologique de la planète : ça demanderait trop de travail et ça ne rapporterait rien ! D’autant plus qu’il tire une grande partie de leur richesse de la folle exploitation qui a pour effet de la détruire)

L’alliance du capitalisme financier avec les intellectuels

Le moyen essentiel des maîtres du monde c’est évidemment la masse pratiquement illimitée des capitaux dont ils disposent. Mais l’argent ne suffit pas, encore faut-il l’utiliser de la manière la plus intelligente possible… Nos maîtres le savent parfaitement. C’est pourquoi, chaque année, ils font une tournée des meilleures universités américaines pour recruter les étudiants les plus brillants et les moins scrupuleux (et même les autres, qui, une fois introduits dans le milieu voulu, ne tardent pas à se laisser contaminer par le virus). Ils deviennent alors les conseillers et les complices de leur maître.

Infiltrer les universités

Certaines des recrues travaillent directement pour eux, mais d’autres sont encore plus intéressantes : ce sont ceux qu’ils introduisent dans les universités pour occuper des chaires prestigieuses, qui leur permettront de diffuser dans l’opinion mondiale des théories favorables aux souhaits et aux projets de leurs amis financiers. (Cela, bien sûr, en bernant la clique des intellectuels de second rang, qui en sont encore à croire en la sincérité des professeurs les plus réputés… Ceux-là  sont d’ailleurs eux-mêmes très intéressants, car à des niveaux de prestige moins élevés (entre les journalistes et le peuple) ils prennent le relais pour servir de courroie de transmission des idées concoctées en haut lieu… 

Quel merveilleux système ! Et d’une efficacité remarquable !

La manière dont les maîtres du monde procèdent pour gouverner le monde à leur guise

Le capitalisme financier arrive à ses fins par l’utilisation de toute une cascade de manipulations imbriquées les unes dans les autres :

  1. l’intervention auprès des gouvernements du monde pour adapter leurs législations à leurs intérêts et prendre des décisions variées qui leur soient favorables ;
  2. la pratique de la corruption pratiquée dans tous les pays, à tous les niveaux de l’État et de l’administration ; 
  3. la manipulation de l’information destinée à tromper toutes les populations de la terre, en vue de leur faire accepter facilement leur règne ;
  4. l’utilisation d’un certain nombre d’universitaires complices, habilement achetés (par l’invitation à faire partie de leur milieu fermé et privilégié – la stupide jet set !);
  5. l’utilisation des journalistes des grandes chaînes de télévision grassement payés pour les obliger au conformisme ;
  6. le moyen plus subtil de l’amitié achetée par des invitations et la flatterie d’être invité dans un milieu fermé ;
  7. la création d’une ambiance intellectuelle et affective donnant à leurs affidés le sentiment d’appartenir à un milieu supérieur à tous les autres… etc.
  8. l’utilisation de certains grands groupes impressionnés par des théories qui vont dans le sens de leurs désirs particuliers ;
  9. et, au bout de la chaîne, l’exploitation de la naïveté de l’immense groupe des gogos, qui croient que les théories à la mode représentent de solides découvertes sincèrement destinées à leur ouvrir la porte du bonheur ! [Alors qu’évidemment, en réalité, il s’agit de les tromper pour construire un monde futur conforme aux vues délirantes de leurs auteurs !].

Solidité en apparence

Avec l’utilisation de tels moyens financiers et de telles méthodes, on comprend facilement l’extrême solidité apparente du système capitaliste financier. Et l’on n’a pas à être étonné qu’en dépit de ses défauts extrêmes, jusqu’à maintenant il ait réussi à s’imposer au monde. Cependant, cela ne veut pas dire que tout va continuer ainsi indéfiniment… D’autant plus qu’il ne se doute pas que quelques événements nouveaux de dimension mondiale se préparent peut-être, sans que personne ne puisse les prévoir… (L’irruption du coronavirus est peut-être l’un de ceux-là, comme… Possiblement, aussi, une grande prise de conscience de l’absurde de la situation et de la possibilité de s’en affranchir…)

Comment le groupe des grands financiers se renouvelle

Comme tout groupe social, le groupe des maîtres de la finance, se renouvelle par les moyens classiques du mariage entre gens du même milieu, par les naissances, l’héritage. Mais aussi par le recrutement annuel des étudiants au cours de la tournée des universités américaines. Lesquels, honorés, flattés, bien payés, mis au courant de toutes les occasions de gain exceptionnel, bien intégrés au groupe, ne tardent pas à faire fortune et à renforcer le groupe. C’est l’alliance entre le monde adulte et la jeunesse, entre la richesse et l’intelligence cynique… C’est le règne de l’arrivisme dans toute sa splendeur.

Le niveau de moralité 

Bien sûr, derrière tout cela, il est facile de deviner une totale insensibilité au sort des hommes. Nous sommes gouvernés par des gens qui ne nous aiment pas et nous considèrent comme des choses au service de leur folie.

La tromperie ! « Développer l’emploi »

 « Développer l’emploi », c’est évidemment très bien ! Mais à condition,

  • que ce soit pour produire des biens réellement utiles aux gens,
  • que le travail dans les entreprises ne conduise pas (comme c’est de plus en plus le cas à tous les niveaux de qualification) à des rythmes infernaux et abrutissants totalement contraires à l’épanouissement des salariés),
  • que le temps passé à l’usine ou aux caisses des supermarchés ne nuise pas à la qualité de l’éducation donnée aux enfants…

Surtout, ceux qui créent l’emploi sont les entrepreneurs. Certes, ceux-ci ont besoin de capitaux, mais ceux qui les fournissent ne font que leur devoir élémentaire – dont ils tirent d’ailleurs de fructueux profits ! D’ailleurs là où ils interviennent pour agir sur l’emploi, ce n’est pas en apportant leurs capitaux mais en les retirant et par là en créant le chômage ! Ceci, souvent, après avoir provoqué des réductions d’effectifs au moyen d’un chantage au retrait des capitaux.

La consommation n’est pas l’emploi

Certes, les tenants du capitalisme financier, peuvent prétendre qu’en dirigeant leurs capitaux sur les emplois les plus rémunérateurs, ils favorisent le meilleur développement de l’outil productif… Certes! Mais pour produire quoi ? Sinon l’illusion et la tromperie de la consommation (cf. l’avant-dernier paragraphe ci-dessus).

Du point de vue de la logique et de l’exigence du vrai service de l’humanité, le capitalisme financier est une véritable histoire de fous ! Que  la société dans son ensemble a supportée jusqu’ici parce qu’elle s’est montrée incapable de prendre ses responsabilités. (Ce qui, d’ailleurs, se comprend fort bien, d’une part parce qu’il faut bien reconnaître que le  problème est à la fois colossal et délicat, et que les élites et le peuple lui-même se trouvent compromis dans le système en place…)

L’un des buts cachés des maîtres du monde : Le malthusianisme

Tout le monde a compris que nos maîtres cherchent à s’enrichir toujours davantage et à devenir de plus en plus puissants. Mais, ce dont on ne parle pas et auquel on ne pense même pas, c’est un but soigneusement caché, dont  les maîtres du monde entre eux ne parlent sans doute qu’à mots couverts. Ce but, c’est le malthusianisme, la réduction de la population mondiale. Pourquoi ? D’une part, c’est un moyen logique pour lutter contre les problèmes liés à l’écologie, d’autre part, c’est permettre d’assurer à leurs enfants privilégiés un environnement humain moins encombrant pour eux…

Un ensemble d’évidences

Cette affirmation vous étonne ? Pourtant elle ne fait que résulter d’un ensemble d’évidences. D’abord le malthusianisme sous forme théorisée existe au moins depuis trois siècles ; ensuite c’est une réponse logique (mais pas nécessairement la seule !) au problème de l’épuisement des ressources de la planète ; enfin, croyez-vous qu’ils seraient tristes de voir disparaître des peuples pauvres de la terre, qu’ils ne connaissent pas, qu’ils méprisent et auxquels ils ne portent pas secours ? Si par hasard vous trouvez une telle position trop dure pour  être vraisemblable, c’est que vous ne connaissez rien à l’homme. Et que vous avez oublié les 6 millions de victimes de la Shoah, les dizaines de millions de morts programmés par un certain Staline, et bien des génocides plus récents perpétrés par des gens apparemment honorables…

La création d’une idéologie nouvelle : celle de la maîtrise de la vie

Reste à savoir comment procéder pour commencer à réduire la population mondiale… Eh bien, les maîtres du monde ont trouvé un moyen génial. C’est la création d’une idéologie nouvelle (encore une ! Qui fera comme toutes celles qui l’ont précédée), laquelle comporte deux volets :

  • la fameuse théorie du genre (qui ne tient pas debout… mais peu importe, pour leurs auteurs et leurs commanditaires, l’important c’est qu’un grand nombre y croient)
  • et la base pseudo philosophique sur laquelle on tente de créer de nouvelles « lois sociétales », prétendument censées faire le bonheur de l’humanité et de chaque être humain !

Réfléchissons un peu

Si vous réfléchissez un peu, vous comprendrez que toutes ces lois ne peuvent conduire qu’à la réduction de la population mondiale. (On peut d’ailleurs peut-être considérer qu’une telle réduction est souhaitable, mais, dans la mesure où elle le serait effectivement, il serait peut-être bon de l’obtenir par des moyens un peu plus  loyaux (au moins en ne faisant pas appel à une tromperie lancée à l’échelle du monde…)

Dans cette affaire, le malheur c’est que la tromperie marche très bien, à la fois dans le peuple (du moins dans une large proportion des gens qui approuvent ou se laissent impressionner par l’opinion ambiante soutenue par les faibles d’esprit qui nous gouvernent et ne comprennent rien à la société [sauf si eux-mêmes sont complices de la tromperie – chose que j’ignore… et qui, au fond, m’étonnerait…).

Les adversaires et les alliés du capitalisme financier

Pour se développer le capitalisme a besoin d’avoir en face de lui une population disciplinée toujours prête à consommer ses produits inutiles. Aussi les groupes humains qui incitent les gens à ne pas se laisser tromper par une telle erreur sont ses ennemis naturels. Mais combien y a-t-il de groupes de cette espèce ? Et de quelle est l’importance ? Très peu. En fait, il n’y en a guère plus de deux, dont les plus importants rassemblent plus de 2 milliards d’hommes, la religion chrétienne (avec surtout le catholicisme) et l’islam. Aussi ces deux groupes-là sont-ils les deux grands ennemis du capitalisme triomphant (surtout le premier très structuré et non compromis avec des pouvoirs politiques en place ; alors que, dans bien des cas, le second – c’est le moins qu’on puisse dire – s’accommode fort bien du capitalisme.

Un lien avec la franc-maçonnerie

Par contre, de manière très logique, le capitalisme trouve dans la franc-maçonnerie une doctrine et un comportement qui lui sont très favorables Puisque, selon cette conception, il n’y a pas de vérité absolue, le capitalisme ne mérite pas de recevoir une condamnation… Pour lui tout est affaire d’appréciations, d’appréciations très complexes, aux termes desquelles chacun juge comme il lui plaît… (c’est-à-dire selon ses intérêts et ses alliances avec d’autres groupes…). D’ailleurs a-t-on entendu une seule fois des grands maîtres de la franc-maçonnerie condamner le capitalisme ? Non, car en principe on ne condamne pas ses amis. (À ce propos, il serait intéressant de faire une étude sociologique pour étudier les relations personnelles entre les grands maîtres de la finance et les francs-maçons…  (en entendant par là, non pas les francs-maçons de base – dont beaucoup sont sans doute de braves gens… – mais les titulaires des plus hauts grades des diverses obédiences…)

Jugement du capitalisme financier

Le capitalisme actuel constitue une grande folie collective qui détruit le bonheur de vivre de notre génération. Destiné à enrichir un petit nombre d’hommes déjà infiniment trop riches, en flattant les illusions des populations, ils aboutissent à créer un monde invivable. Heureusement, comme les imbéciles qui conduisent le monde, sottement braqués sur le court terme, n’ont pas compris qu’il ne fallait pas aller trop loin, la situation se détériore de plus en plus… Au point qu’on est en train d’en arriver actuellement à une situation de rupture – qui cassera le système capitaliste (comme cela fut le cas pour le système soviétique).

Le résultat de l’action du capitalisme financier

Cependant, si le capitalisme avait seulement pour effet de créer un déséquilibre regrettable entre les possesseurs du capital et les salariés, ce serait encore peu de choses ! Car il y a infiniment plus grave : par les fonds délirants consacrés à la publicité, il transforme la quasi-totalité de la population mondiale en une troupe d’esclaves disciplinés et résignés dépourvus de tout sens critique. Le résultat de cette sinistre comédie, c’est l’asservissement financier et intellectuel de toute la population des pays dits « développés ». Chaque jour la publicité incite les hommes, les femmes et les enfants à acheter des produits inutiles – en leur faisant croire qu’ils feront leur bonheur ! Il y a là un gigantesque drame moral mené à l’échelle de la planète. Il s’agit d’un véritable génocide intellectuel (on n’essaye pas de tuer les corps de toute la population du monde, mais l’intelligence du plus grand nombre possible.

Le capitalisme financier dans chacune de nos vies

Quel que soit le niveau de notre intelligence et de notre sens critique, nous sommes tous victimes du capitalisme financier. Nous le sommes au moins pour deux raisons : parce que :

  • nous vivons dans les conditions objectives malsaines (économiques et législatives) qu’il a créées,
  • sans nous en rendre compte, depuis un demi-siècle, les manières de se comporter et de penser, instillées à longueur de journées et d’années, par la quasi-totalité des médias a eu une influence regrettable sur tout le monde (y compris sur les esprits les plus affermis – et sans doute sur moi-même !).

Quelques aspects terre à terre 

Le capitalisme financier exerce une influence fâcheuse sur nos comportements, nos mentalités (et sur notre joie de vivre…) :

  • en nous proposant chaque jour au téléphone des services dont nous n’avons que faire ( le capitalisme financier viole notre domicile et nous dérange) ;
  • en incitant les enfants à faire acheter par leurs parents des vêtements de marque – inutiles et chers – ils pompent nos finances ;
  • en plus, ils amènent les jeunes des milieux moins favorisés, à se sentir inférieurs à leurs camarades de milieux plus aisés, et à éprouver un sentiment de doute à l’égard de leurs parents, incapables de les satisfaire ;
  • en accentuant la différence dans les possibilités de s’habiller et de se distraire, ils tendent à accentuer la division entre les couches sociales ;
  • pour tous, ils préparent les jeunes à s’attacher à des valeurs illusoires, qui les éloignent des richesses authentiques de la vie ;
  • par l’incitation à consommer adressée à tous, ils nous obligent à travailler davantage, et, par là, à moins nous occuper de l’éducation de nos enfants;
  • en fixant pendant des heures les jeunes et trop d’adultes sur les écrans, ils les transforment en zombies, ignorants des joies naturelles de la vie simple (sans compter que trop d’entre eux y trouvent des plaisirs illusoires, qui, plus tard, ne favoriseront pas leur vie de couple [mais, il est vrai, cela n’est pas grave ! [au contraire, puisque les grands financiers souhaitent la réduction de la population mondiale…]).

Une fabrique d’esclaves

Pour ces raisons et pour bien d’autres, le capitalisme financier tend à faire des hommes des crétins et des esclaves. (Mais ce n’est pas grave pour tout le monde, car, au moins, ça profite à quelques-uns (qui doivent rire sous cape… du moins s’ils sont assez intelligents pour cela…). (Cette réflexion se trouve d’ailleurs largement confirmée par les études récentes qui montrent une chute inquiétante du niveau intellectuel de la population actuelle…).

La perversion de la morale

En incitant un très grand nombre de salariés à vendre des produits dont leurs clients n’ont pas besoin, en pratiquant systématiquement le mensonge – ou au moins la vérité biaisée – les grands maîtres de la finance les amènent à se comporter comme eux-mêmes, à considérer l’autre, non pas comme une personne à respecter, mais comme une victime potentielle, dont on doit exploiter les faiblesses. (À petite échelle, c’est l’application de la technique du capitalisme financier : la tromperie et l’exploitation du faible par le fort.)

Le contraste entre deux époques

Autrefois, la première préoccupation du maréchal-ferrant était de bien ferrer le cheval qu’on lui amenait et de se faire payer conformément au tarif habituel résultant d’un équilibre économique et social stable… Aujourd’hui, le vendeur de casseroles, propose un service à des clients inconnus, qui n’en ont pas besoin ; il  pense d’abord à réaliser un bon chiffre d’affaires espéré pour la fin de journée ; puis, pour réaliser son objectif, il entreprend de vanter les qualités dont elles sont généralement dépourvues…

(D’ailleurs, comment le lui reprocher ? Puisque, privé de l’emploi que la société n’a pas su lui donner, pour éviter la déchéance à sa famille, d’une manière ou d’une autre, il est bien obligé de gagner sa vie… Comme nous le ferions nous-mêmes [et comme nous le faisons tous sous d’autres formes assorties à nos situations respectives…).

 Autrefois, on rendait un service demandé, puis on se faisait payer. Aujourd’hui, on cherche à gagner l’argent, puis, pour l’obtenir, on fournit un service dont le client n’a pas besoin… C’est ça « le progrès économique et social » proposé par la société moderne.

Quelques-uns des  effets concrets du capitalisme financier à l’échelle de la collectivité

On est maintenant conscient de la responsabilité des grandes sociétés multinationales (et de bien d’autres) dans le crime anti écologique commis contre notre planète Terre ; depuis plusieurs années, on se plaint aussi de la détérioration des services publics sur tout le territoire national de la France ; on s’en plaint, mais on n’en saisit que la cause immédiate, sans comprendre l’ensemble du mécanisme mis en jeu…

Le déclin du service public

Comme dans notre société tout le monde ne pense qu’à l’argent (le contribuable pour dépenser le moins possible, le gouvernement pour orienter les finances vers l’accroissement du PIB, les capitalistes pour attirer à eux le plus  possible de liquidités monétaires, les politiques pour plaire aux financiers de la prochaine campagne électorale etc.), les pouvoirs publics sont amenés à faire le maximum possible d’économies dans tous les secteurs (en invoquant les nécessités de progrès !) et à réduire considérablement le service aux personnes (par exemple, on ne trouve plus de bureaux de poste dans les villages ; sous le prétexte – bienvenu ! – de conditions de sécurité non remplies – mais que l’on aurait pu prendre… – on n’accouche plus dans la petite ville voisine etc.). Tout cela ne favorise pas particulièrement le confort et la douceur de vivre des  personnes âgées et des générations montantes… (mais ça ne fait rien ! Ils n’avaient qu’à n’être ni vieux, ni jeunes, et faire comme tout le monde, servir la grande machine du capitalisme aveugle…) 

L’exploitation de la générosité des gens du peuple

Pour compenser les effets néfastes d’une telle politique, les gouvernements comptent sur le  bénévolat (sans lequel notre pays sombrerait dans le chaos) ; les bénévoles croient rendre service aux personnes qu’ils aident… Et, effectivement, dans le contexte du système actuel, ils ont raison… mais, sans le savoir, ils aident le capitalisme financier à investir dans des projets qui font l’orgueil des puissants de la terre…

Que préférez-vous pour la réussite de l’humanité ? Ces ensembles de tours des grandes capitales mondiales (dans lesquels travaille une multitude d’hommes d’affaires inutiles) ? Ou un espace bien aménagé sur l’espace de la terre destinée au bien-être de tous les hommes de tous âges et de toutes conditions ?

Homo capitaliscus », ou « homo financiaris »

 Dans quelques décennies, quand nos descendants étudieront notre étrange époque, ils nous désigneront peut-être sous le nom de la génération « homo capitaliscus », ou « homo financiaris » [je leur laisse le choix ; ils ont encore le temps pour le décider – sans me consulter…). Le capitalisme financier a nourri nos corps (d’ailleurs tout en les fragilisant aussi …), mais dans le même temps, il a profané la nature et violé nos âmes.

Un génocide spirituel

Mais il y a encore pire : le capitalisme  aboutit et à un génocide spirituel, car, en faisant croire que le bonheur consiste dans la consommation, il détourne les hommes, les femmes et les enfants du vrai sens de leur existence, lequel consiste pour chacun à développer sa personnalité propre (et par là à être vraiment heureux de vivre) .

Le bilan du capitalisme financier

Dans la longue histoire des hommes, le bilan du capitalisme aura  deux volets : un succès matériel incontestable et le pourrissement de plus en plus poussé de l’intelligence et surtout de la moralité de plusieurs générations d’hommes. Et, comme résultat de cet ensemble, l’aliénation de milliards d’hommes qui éprouvent une grande tristesse et ratent l’épanouissement auquel ils étaient appelés par leur nature d’homme. Nul ne sait si le diable de la théologie existe vraiment… Par contre on est certain qu’un diable existe vraiment, celui-là bien campé sur notre terre. Mais c’est un diable habile et gentil qui nous caresse chaque jour.

Pourquoi la population ne réagit-elle pas ?

Pourquoi la population de toute la terre, trompée et brimée se laisse-t-elle faire par le capitalisme financier ?

  1. parce qu’il bénéficie de l’appui d’une multitude de complices, celui des porteurs d’actions de moyenne et petite taille, qui, pour rien au monde n’accepteraient de renoncer aux quelques petits revenus apportés par leurs actions… (sans s’en rendre compte ceux-là, complices et caution des plus grands capitalistes – qui les utilisent habilement – portent une responsabilité considérable dans l’état de notre société)
  2. en face du capitalisme financier, les victimes, ouvriers, employés, petits retraités, classes moyennes etc. ne disposent que d’un niveau de richesse qui ne leur permet pas de leur tenir tête,
  3. les élites de valeur n’ont jamais été capables d’expliquer très clairement au peuple le mécanisme méprisable auquel on nous soumet. Et, à partir de là, de les entraîner dans une révolte intelligente bien pensée et bien organisée…

Mais ne soyons quand même pas trop durs avec les maîtres de la finance mondiale !

Un dernier mot : ne haïssons pas ces grands financiers de la planète. Ils nous font beaucoup de mal, mais ils ne s’en rendent même pas compte ! Et puis, sachons que, si nous avions été à leur place, nous aurions très probablement été entraînés à adopter le même comportement qu’eux. Au lieu de les haïr (ou de les envier !), nous serions bien mieux inspirés de les plaindre ! Car, pour différentes raisons impossibles à connaître pour chacun d’eux, certains n’ont pas eu la joie de connaître ce qu’est la vraie vie humaine, qui consiste à vivre dans l’amour de ses semblables et à rechercher l’accomplissement des admirables potentialités que nous portons tous à l’intérieur de nous-mêmes.

Et vous ?

De plus – et surtout ! – ne soyons pas injustes à leur égard, car, en réalité, la très grande majorité des gens ordinaires, jouissant d’un niveau de vie élevé ou moyen, se comportent exactement comme eux : beaucoup se plaignent de l’injustice du monde, de la misère des populations misérables abandonnées sur les différents continents de la planète, mais, avec cela, s’abstiennent de partager leur richesse avec les plus pauvres. (On se trouve là en présence d’une situation d’inconscience générale – et de responsabilité – qui est loin de faire honneur à notre génération.)

Cessons d’accuser les autres

Face au problème du capitalisme financier, ce ne sont pas des hommes qui sont en cause, mais l’Homme, l’Homme dès lors qu’il ne réagit pas contre son bas-fond d’instinct de possession et de domination. Alors, cessons d’accuser les autres, et que chacun réfléchisse à son propre comportement ! Et, après avoir compris ce que l’on est réellement, que chacun qui en a le courage décide d’abord de changer personnellement, puis de s’engager dans une action politique destinée à provoquer une prise de conscience générale des populations.

 Au lieu de condamner les autres, prenons nos propres responsabilités, et, avec nos concitoyens les plus lucides, les plus courageux, faisons ce qui doit être fait.  Qui ne peut être qu’une révolution pacifique, réfléchie et bien organisée.

Que faire ?

Alors, tout est-il perdu ? Rien ne se fera seul. Au milieu de ce monde perdu dans l’inconscience et la résiliation, il faut que ceux qui sont encore capables de penser, s’expriment clairement pour dénoncer la folie générale et la mettre en évidence aux yeux de toute la population. Ils auront comme obstacles les puissances d’argent qui manipulent l’information, mais comme alliés la sourde révolte encore trop  inconsciente des populations brimées et trompées Le capitalisme actuel est une pieuvre horrible (mais je ne devrais pas écrire cela car cette comparaison insulte d’honorables et pacifiques animaux, qui, quant à eux, n’enserrent pas les hommes dans leurs tentacules…)

Il est de la première urgence de faire prendre une claire conscience de la situation à l’ensemble de la population mondiale. Avec quelles armes ? Pas avec l’argent ! Mais avec plus fort que la monnaie : avec l’intelligence, l’humour, l’exploitation des talents artistiques de toutes sortes, avec toutes les qualités humaines si abondamment présentes dans la grande famille des hommes. Et surtout avec l’intelligence et le courage d’une minorité d’hommes de valeur, qui, par couches successives, entraîneront l’ensemble du peuple à refuser le système actuel et à se rallier à un autre, fondé sur une conception vraie de la nature humaine et de ses besoins

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