La négation du caractère sacré de l’homme

La négation du caractère sacré de l’homme

Depuis des millénaires l’humanité vit sur la conviction du caractère sacré des hommes – soit de tous les hommes, soit, au moins, de ceux qui appartiennent au groupe humain, plus ou moins limité dont on fait partie… Une telle conviction n’est pas explicitement remise en question par l’ensemble des élites qui font l’opinion publique… Car il serait évidemment très dangereux pour elles de se heurter de front à la conviction profonde de la population ! Par contre, depuis quelques dizaines d’années, toutes les idées nouvelles, portées – d’une manière de plus en plus efficace – par la plupart des grands médias – constituent l’application pratique de la négation du caractère sacré des hommes. Les propagateurs de cette idéologie ont, non seulement l’habileté de ne pas la déclarer publiquement, mais celle de vouloir faire croire que toutes leurs analyses et leurs conseils sont fondés sur le souci de servir tous les hommes… Malheureusement, l’ensemble du peuple, travaillé par une intense propagande quotidienne, ne se doute de rien et croit que les mesures concrètes proposées par les élites actuelles du monde procèdent du souci sincère de servir les hommes et les femmes de notre génération (!) (Tout le monde a bien compris que les élites en place – intellectuels et gouvernants confondus – sont incapables de gérer convenablement le monde, et personne n’ignore non plus (quoi que trop peu!) les travers moraux dont elles sont porteuses, mais le bon peuple a tendance à les croire les yeux fermés lorsqu’elles veulent nous donner l’impression qu’elles agissent pour notre bien ! (Sans se douter qu’il s’agit pour elles d’exploiter nos faiblesses humaines en vue d’atteindre les objectifs qui sont les leurs (et qui ne sont pas les nôtres). (Quels objectifs ? Plusieurs, mais en particulier la réduction de la population mondiale des pays occidentaux, en vue d’assurer un niveau de vie plus élevé aux enfants de l’élite actuelle. (Cf. le chapitre sur le capitalisme)

Face à cette déclaration, les gens ordinaires, habitués à être si maltraités par les grands responsables de la société, devraient très sérieusement s’interroger pour vérifier si on ne les trompe pas et si on ne leur fait pas courir de très graves dangers pour leur avenir.

Conséquences de la négation du caractère sacré de l’homme, vues à l’échelle des individus.

Si l’homme n’est plus sacré (c’est-à-dire si l’on n’est plus impérativement obligé de respecter ses volontés les plus légitimes), alors, en principe, tout devient permis. Tout devient permis, en particulier, aux hommes qui, à tous les niveaux de responsabilité, détiennent le pouvoir : au chef d’État qui pourra vous traiter comme une chair à canon (comme on l’a vu 1000 fois dans l’histoire – notamment en 1914), comme au médecin, qui, au nom de son appréciation personnelle de la situation, pourra gentiment décider de vous faire aller rejoindre vos parents défunts…

N’insistons pas davantage sur cette question (qui est trop claire… ou du moins qui devrait l’être…)

Conséquences de la négation du caractère sacré de l’homme, vues à l’échelle de la politique mondiale.

La négation du caractère sacré de l’homme conduit à l’évidence à un danger potentiel qui nous menace tous très gravement : si, aux yeux des élites, l’homme n’est pas sacré, aussi longtemps que, pour différentes raisons – d’ordre économique, sociologique et politique – elles estimeront avoir besoin des peuples – ou de telle ou telle partie de la population – elles les ménageront…

Mais le jour où leur appréciation changera, leur attitude pourra, elle aussi, changer – et changer de manière radicale ! Et aller jusqu’à massacrer les peuples dont elles ont la charge. D’ailleurs, n’est-ce pas exactement ce qui s’est passé en Syrie sous le règne d’un ancien médecin formé en Europe, un certain Bachar El-Assad ?

Si les élites au pouvoir n’hésitent pas à massacrer une partie du peuple dont elles ont la responsabilité directe, pourquoi éprouveraient-elles des scrupules pour tenter de rayer de la surface de la terre des populations lointaines ? Comment ? D’abord, en les laissant mourir de faim (en accordant dans le même temps quelques subsides à des organisations humanitaires pour faire croire que les responsables du monde ont quand même un cœur… Quelle hypocrisie !). Cependant, le processus lent d’évolution spontanée des populations abandonnées par les pays riches, est très loin de suffire à la réalisation de l’objectif de réduction de la population mondiale. Aussi une intervention guerrière par pays interposés est particulièrement bienvenue aux yeux des puissances cyniques, qui, tout en faisant semblant de se désoler, sont heureux de voir se réaliser un bout de leur objectif secret. (Ils sont d’ailleurs d’autant plus satisfaits qu’ils font d’une pierre deux coups, puisqu’en même temps, ils vendent des armes !)

Les élites du monde occidental (surtout celles de la nation la plus riche du monde – qui pensent en secret l’avenir de la planète), étrangères à toute préoccupation d’ordre religieux, – et parfaitement indifférentes aux objectifs nationalistes des puissances de la terre – sont toute heureuses d’observer les rivalités des grandes puissances régionales (qui – pauvres retardataires ! – en sont encore restées aux anciens objectifs d’influence régionale de leur pays !). Cela leur permet, dans un premier temps de vendre des armes ; et, dans un deuxième, d’avoir l’espoir de voir se déclencher une guerre qui éliminera une nouvelle partie de la population mondiale.

On vient de donner là une explication de la politique internationale actuelle, considérée sous l’angle des objectifs secrets des élites du monde… Toutefois, il y a lieu cependant d’être bien conscient qu’il ne s’agit là que d’une partie de la politique menée par les grandes puissances. Car, évidemment, d’autres éléments de dimension majeure doivent être pris en considération… (Notamment le risque d’une guerre qui atteindrait des dimensions excessives, au point de mettre en danger la richesse et le confort actuel des pays riches.)

Machiavel où es-tu ? Tu n’es certainement pas présent dans l’esprit des bons – et innocents – citoyens ordinaires que nous sommes. Mais tu l’es certainement dans celui de beaucoup d’hommes au pouvoir, qui envisagent le présent et l’avenir à la fois avec intelligence et cynisme.

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Mais, dans cette affaire, qu’avons-nous fait de l’idée du « sacré » présent – ou absent  – dans les hommes d’aujourd’hui. Et bien on l’a oublié ! Et c’est ce qui est arrivé dans la réalité du monde contemporain.

Et ce sont les fruits de cet oubli que l’on recueille chaque jour dans la vie actuelle du monde.