La société actuelle

La société actuelle, résultat des derniers siècles de l’ histoire occidentale

De tous temps, et dans toutes les civilisations, les hommes, soucieux de faire marcher leur société harmonieusement, ont créé des règles sociales propres à établir un compromis supportable entre le désir d’indépendance de leurs membres et la bonne marche de la société dans son ensemble.

Quand ces règles étaient respectées, la société marchait bien et permettait aux hommes de vivre relativement heureux. Par contre, lorsqu’il arrivait qu’elles soient remises en cause par une majorité de la population, s’ouvrait alors une ère d’incertitude, qui, pour des durées parfois très longues, pouvait conduire à une situation nouvelle – qui pouvait s’avérer plus favorable (ou plus défavorable) au bonheur des hommes.

Le cas de l’histoire occidentale

Cette histoire, c’est ce qui s’est passé pour notre civilisation occidentale. L’aventure a timidement commencé à partir du XVe siècle, quand nos ancêtres  ont de plus en plus pris conscience de la richesse intellectuelle des individus confrontés aux règles traditionnelles depuis longtemps établies par la civilisation dans laquelle ils vivaient.

Par la suite, l’aventure s’est de plus en plus accentuée dans l’inconscient des hommes, jusqu’au XVIIIe siècle, où l’idée d’indépendance des esprits se révélait au grand jour, pour exploser ensuite dans la révolution politique de la fin du  siècle.

Depuis déjà plus de deux siècles, nous vivons sur la base de cette révolution intellectuelle et sociale. Nous en recueillons les fruits. Tous les fruits, bons, amères ou parfois empoisonnés. (voir les phases de l’histoire de l’humanité.)

Notre époque l’héritière du XVIIIe siècle

Pour comprendre son époque, il faut connaître l’histoire de l’humanité et celle de l’évolution de sa pensée. il ne saurait être question de se lancer ici dans une telle opération.

Mais on peut cependant se contenter de réfléchir à l’époque toute proche, celle du XVIIIe siècle, qui exerce encore une si grande influence sur notre civilisation.

La révolution intellectuelle du XVIIIe siècle

Pour l’essentiel que s’est-il passé au XVIIIe siècle ?  Les élites intellectuelles de l’époque, exagérément assurées de leur intelligence et de leur capacité à gérer la société, ont rejeté les conceptions et les règles du passé, pour en instaurer de nouvelles jugées supérieures.

En particulier, ils ont rejeté l’idée de Dieu, telle que portée alors par le christianisme omniprésent.

Pas immédiatement affranchis des anciennes croyances, ils ont d’abord remplacé Dieu par une certaine transcendance [une valeur supérieure à l’homme].

Qui a successivement pris diverses formes (le respect d’une morale sociale, l’idéal démocratique, la sacralité de la nation, la valeur supérieure du prolétariat, la beauté d’une race, etc.).

L’héritage dévoyé du XVIIIe siècle

Puis, comme il s’est avéré que, les uns après les autres, ces idéaux avaient tous échoué et conduit à des centaines de millions de morts, à la charnière actuelle des deux siècles, la majorité de nos contemporains à renoncé à tout idéal et s’est rabattue sur le désir de satisfaire les désirs individuels de niveaux variés, tels que la consommation de biens plus ou moins illusoires, la joie de la création, et, pour les plus favorisés, le plaisir de vivre intensément l’aventure du capitalisme.

Ainsi, toute idée de transcendance était abandonnée (sauf par les hommes politiques qui faisaient semblant de croire à leurs propres discours…).

le rôle et la position de la franc-maçonnerie

Pire que tout cela, l’idée de transcendance [soumission à un ordre qui nous dépasse et auquel chacun doit se soumettre] a été condamnée par la franc-maçonnerie – dont la croyance essentielle (que, malheureusement, très peu de gens connaissent !) consiste à affirmer que la Vérité n’existe pas ! Ce qui veut dire que rien n’est bon en soi, et qu’est bon ce que, dans le contexte historique en cours, on estime comme tel…

Mais qui se trouve désigné par ce « on » ? C’est l’élite en place et, derrière elle, le groupe d’une minorité influente (de l’ordre de 100 000 personnes en France et de quelques millions à l’échelle du monde), qui, jusqu’ici, a secrètement influencé la conception et l’organisation de la société.

Désormais, la vérité est définie par une minorité d’hommes qui s’estiment habilités à le faire – en rejetant dans le mépris le commun des mortels (vous et moi). Tout cela est évidemment très dangereux et le moins qu’on puisse dire c’est que ce n’est pas très démocratique.

Ce que vit aujourd’hui notre époque, c’est le résultat de cette histoire issue du XVIIIe siècle et de l’influence de la franc-maçonnerie.

Les lois sociétales

La nouvelle manière d’envisager la vie, toute sa durée, mais surtout son début et sa fin, démontre que la franc-maçonnerie a gagné son combat.

A sa manière, sans le savoir, une grande partie de la population actuelle (celle qui se trouve favorable à l’évolution des vieilles lois de la société) est, disciple de la franc-maçonnerie. Beaucoup sont en fait « des francs-maçons sans tablier ». (« Sans le savoir »… est-ce là la marque de l’intelligence, de la culture et de la dignité humaine?)

La vérification par les faits de l’histoire

Malheureusement, la succession des malheurs des deux derniers siècles démontre avec éclat l’erreur de l’idée de la capacité des hommes à se gouverner pour leur bien qui constitue la base la plus marquante de l’idéologie du siècle dit « des lumières ».

Une fois que l’on a compris cette grande erreur de base, il s’agit de découvrir les traces qu’elle a laissées dans la pensée, les institutions et l’organisation du monde actuel.

C’est ce que ce site essaye de  faire au titre de la première partie de son travail. Quitte, ce travail critique étant ainsi accompli, à s’engager ensuite, dans sa deuxième partie, celle de la construction.

Il s’agit donc de démolir et de reconstruire. Non pas la société elle-même, mais sa représentation intellectuelle, dans le but de trouver une organisation nouvelle désormais affranchie de l’ancienne  erreur de base, et enrichie d’une conception nouvelle, plus modeste, plus réaliste – et, sans doute plus conforme à la Vérité – cadaptée aux vrais besoins de la société.

 Cette conception nouvelle doit résulter de la synthèse des qualités de modestie, d’intelligence, de réalisme et de générosité. Avec, en son centre, la place éminente accordée aux hommes – et à chacun d’eux !

Un espoir fondé sur la réalité actuelle

L’espoir est permis, car, une fois que l’erreur a suffisamment produit de dégâts à la société , au point de pouvoir être reconnue, il lui devient possible de se remettre dans la bonne direction. Et d’espérer le succès. Car, si les hommes se sont trompés dans un passé récent, ils portent en eux une énergie considérable, celle qui a toujours fait repartir les sociétés après avoir connu leurs plus grandes crises.