La démocratie truquée

La logique interne de la démocratie

Tous les pouvoirs politiques n’ont qu’un mot à la bouche : « la démocratie » régime censé porteur de toutes les vertus (ou du moins du minimum possible de défauts…). Leur discours est bien compréhensible puisqu’ils sont les bénéficiaires de ce système, mais ils oublient de nous avertir qu’il s’agit d’une démocratie truquée

Définition sommaire de la démocratie

Par définition, la démocratie, c’est le système qui fonde la légitimité du pouvoir sur le vote populaire. Ce système est censé garantir aux peuples de la Terre le choix de gouvernements qui correspondent le mieux possible à leurs souhaits.

L’ambiguïté de la démocratie

En fait, pour l’essentiel, la démocratie n’est pas cela, car, d’une part, elle n’assure pas la réalisation des souhaits de la population ; d’autre part, son intérêt essentiel se situe ailleurs : dans la garantie d’assurer la paix civile entre les factions rivales, dont tout le monde profite.

La démocratie a donc l’immense mérite d’assurer la paix à l’intérieur des nations. Par contre, il est faux de penser qu’elle conduise à l’adoption de la meilleure solution possible pour chacun des pays qui la pratiquent.

Pour la simple raison que le gouvernement auquel elle aboutit ne fait que représenter l’image d’une population qui ne sait ni vraiment ce qu’elle veut, ni ce qui correspond à son intérêt véritable.

Le rôle de la démocratie

En réalité, la démocratie n’a pas pour rôle d’exprimer la volonté du peuple  (qui est divisé et ne sait pas ce qu’il veut) – mais d’assurer une double mission, dont les deux aspects sont complémentaires :

  • créer dans le peuple l’illusion qu’il s’exprime et qu’il choisit ses représentants,
  • sur cette base, d’assurer la paix civile. Tout ceci, avec pour effet de permettre aux élites au pouvoir d’être accepté et obéi par l’ensemble de la population.

La démocratie sous influences

Dans cette affaire la démocratie vous trompe, évidemment.

Trompé par cette si merveilleuse démocratie truquée qui fait tant de bien à des pays comme les États-Unis, la Russie, la France, et tant d’autres.… Pourtant la démocratie ne doit pas être trop prise comme cible privilégiée parce qu’elle n’est qu’une pièce d’un système bien plus vaste que l’on doit comprendre et dénoncer !

Quand le peuple vote, il n’exprime pas une sensibilité qui lui serait propre, mais une juxtaposition d’opinions diverses qui lui ont été soufflées depuis de nombreuses années – parfois depuis des siècles – par une élite qui est parvenue à la convaincre de certaines formes de pensée et de sensibilité (en réalisant le tour de force de leur donner le sentiment que leur pensée provient du fond de leur personnalité propre et corresponde

La démocratie truquée et l’histoire

Les élites qui, depuis des siècles, ont successivement  influencé le peuple ont surtout été celles du judaïsme, de la Grèce antique, du christianisme, de l’islam, de la renaissance, du siècle des lumières. Toutes ont laissé des traces qui se retrouvent dans des proportions très variables selon les époques et les groupes culturels… mais il est bien compréhensible que les plus récentes sont celles qui ont une influence prédominante : c’est-à-dire la philosophie du XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie et surtout le capitalisme.

Le trio capitalisme- monde divin universitaire américain-franc-maçonnerie

Dans cette trilogie, par la puissance quasi infinie de ses moyens financiers et la possibilité  qu’elle lui procure d’acheter les principaux faiseurs de l’opinion publique, le cercle des immenses fortunes du monde actuel exerce une influence considérable. Au point qu’on peut dire qu’avec l’aide de ses affidés, certains universitaires, les grands maîtres de la franc-maçonnerie, ce sont eux qui modèlent l’opinion dominante du monde occidental actuel. Si bien que, lorsqu’il vote, le peuple n’exprime ni sa pensée, ni ses intérêts véritables, mais une conception du monde largement inspirée par le système économique et financier actuel. (En somme, c’est bien cela l’essentiel de la démocratie truquée).

Dans ces conditions on comprend que la démocratie est en grande partie une duperie.

D’autres influences, celles des exploiteurs des sentiments populaires archaïques

À ce schéma d’ensemble, on pourrait en ajouter quelques autres… Par exemple, en signalant l’influence de certains leaders politiques d’envergure nationale qui exploitent des souffrances, des sentiments, des idées récurrentes dans l’histoire, telles que le nationalisme ou la lutte des classes.

La technique d’aliénation des peuples de la terre.

La démocratie truquée par la finance

La démocratie truquée correspond à l’un des stades d’un grand circuit logique. Pour servir leurs ambitions, les financiers anesthésient la conscience de toute  la population mondiale pour l’amener à acheter leurs produits et leur procurer sans cesse plus de richesses et de pouvoirs

  • ils contactent les groupes – pour des raisons diverses – les plus sensibles à leurs arguments ; ils utilisent les « intellectuels » de seconde zone pour porter le message qui leur convient,
  • ceux-ci se mettent en action pour le lancer subrepticement dans l’opinion,
  • les gouvernements soucieux de leur réélection, font des sondages, à la suite desquels ils déclarent « voici ce que veut le peuple, comme nous sommes de vrais démocrates, nous ferons leur volonté ! Et nous allons faire des lois qui correspondent à leurs vœux (mais peut-être pas nécessairement à leur intérêt véritable…).

C’est ainsi que les financiers ont (jusqu’ici) gagné la partie ! Avec la complicité de fait des pseudos intellectuels, de beaucoup de journalistes sans conscience et de la majorité des hommes politiques seulement sourcilleux de se faire réélire.

Mais, au bout du compte, il est évident qu’un seul pouvoir a gagné – les financiers et qu’un autre s’est couché bêtement et servilement sous eux : le pouvoir politique.

La démocratie truquée exploite d’autres faiblesses du côté du peuple

Le malheur c’est que le vote populaire est à la fois une illusion et une comédie. Une illusion parce que les électeurs sont très loin de disposer des informations nécessaires pour se prononcer, et, lorsqu’ils les ont, le plus souvent, ils ne disposent pas des outils intellectuels leur permettant de les traiter convenablement. Une comédie, parce que les politiciens n’ont pas le désir de donner le pouvoir au peuple mais celui de lui en donner l’apparence pour asseoir leur légitimité et par là obliger le peuple à leur obéir.

La démocratie truquée: un manque de lucidité à la fois du peuple et des élites

démocratie truquée et la phrase de Chrurchill
  • la méconnaissance des besoins réels… (parce qu’ils répondent en général à des exigences à court terme, les besoins conscients sont ceux que l’on ressent spontanément ; mais ceux qui ont l’importance la plus essentielle (qui dans l’ensemble portent plutôt sur le long terme) sont plus difficiles à percevoir ;
  • la méconnaissance de la vraie nature de l’homme, laquelle comporte des besoins propres d’une importance essentielle (les besoins spirituels ne se signalent pas comme la faim, mais n’en demandent pas moins à être satisfaits) ;
  • l’ignorance des dangers futurs encourus, auxquels on ne songe pas… (c’est d’ailleurs ce qui s’est passé au cours des dernières années où l’on n’a pas prévu la brusque irruption du coronavirus…) ;
  • le manque d’informations dû, soit à leur caractère objectivement difficile à obtenir, soit, pour diverses raisons possibles plus ou moins honorables, à une volonté de certains de les cacher.

Le défaut essentiel de la démocratie truquée

Le problème de la démocratie, telle que couramment conçue dans notre société, c’est qu’on se contente de l’application de la technique du choix des gouvernants, sans prendre les mesures destinées à assurer plus de lucidité dans les choix à faire. Au contraire, on agit pour la brouiller !

Les politiciens ne veulent pas réellement donner le pouvoir au peuple, mais seulement leur en donner l’apparence pour y asseoir leur légitimité (et l’obéissance qui en résultera).

La démocratie telle qu’elle se trouve pratiquée actuellement dans le monde (y compris – et surtout – en France et aux États-Unis) est un attrape-nigaud soigneusement organisé depuis des décennies par les élites pouvoir.

Responsabilité et médiocrité des élites intellectuelles

Malheureusement, par paresse, par manque d’imagination, par insuffisance de civisme, par incapacité à s’organiser pour  protester et agir, les élites intellectuelles continuent indéfiniment à accepter cette situation.

A consulter également: le programme de la révolution