Les phases de l’histoire de l’humanité

L’histoire de l’humanité

On peut regarder l’histoire de l’humanité comme une succession de grandes périodes de durées très variables, de moins en moins longues avec l’écoulement du temps, allant d’un grand nombre de millénaires à quelques siècles… qui constituent ce que l’on peut appeler les phases de l’histoire.

Chacun des observateurs possibles peut définir à sa manière ces phases de l’histoire… Cependant une manière commode et réaliste, consiste à partir de l’idée que l’histoire de l’humanité est semblable à celle de chaque être humain qui la constitue.

C’est ainsi que – d’une manière infiniment audacieuse ! mais, je crois bien représentative de la réalité – on est amené à représenter cette histoire par la succession des six phases suivantes : l’enfance, la pré-adolescence, le début l’adolescence, la fin de la de l’adolescence, l’âge adulte, et, un jour – le plus loin possible – la mort…

Pour la civilisation occidentale, et, par ricochet, pour l’ensemble de l’histoire du monde, qui tend à prendre maintenant un tour universel, il est facile d’établir une description propre à chacune de ces périodes.

Les six phases de l’histoire de l’humanité

L’enfance, c’est la période qui va jusqu’à la fin du Moyen Âge, au cours de laquelle l’immense majorité de la population avait une foi en Dieu (qu’elle était infiniment loin de respecter, mais qu’elle n’avait jamais songé à mettre massivement en doute) ;

la pré adolescence, qui commence au XVe siècle, est l’époque où les hommes commencent à vouloir s’affranchir du passé, mais continuent à croire en l’existence de Dieu ;

le début de l’adolescence, clairement situé au XVIIIe siècle, c’est le moment où, avec les « philosophes », l’élite intellectuelle en vient à nier l’existence de Dieu ;

l’adolescence, c’est les deux derniers siècles très agités, qui, sur la base des idées du XVIIIe siècle, ont connu tant de grands succès techniques et d’immenses malheurs collectifs ;

la fin (douloureuse) de l’adolescence, c’est l’époque à laquelle nous vivons à la charnière des deux derniers siècles ; au cours de laquelle nous avons tout intérêt à réfléchir sur la totalité de notre histoire pour comprendre la période actuelle et essayer de prévoir dans quelle direction nous orienter ;

l’âge adulte, c’est celui dans lequel nous avons à entrer maintenant , en essayant de le préparer à la lumière de notre expérience historique, de notre raison et de nos objectifs collectifs.

Mais quelle est l’intérêt de l’examen de toutes ces phases ?

L’intérêt de l’examen de toutes ces phases, c’est celui de nous amener à nous distancier par rapport aux idées et aux sentiments de l’époque présente et de nous amener à rechercher les valeurs et les expériences souvent oubliées des périodes précédentes.

C’est donc une démarche d’ordre culturel. Et, plus que culturel, de l’ordre de notre intérêt vital.