350 tweets

Avertissement

Les tweets rassemblés dans cette page représentent, sous une autre forme – simplifiée et très  schématique – une autre manière de présenter ma pensée telle que je l’exprimais dans un passé récent.

Comme aujourd’hui, en cette fin du mois de juin 2020, je n’ai pas eu le temps de les relire, il est probable que certains d’entre eux appelleraient de ma part quelques corrections… (car ma pensée a pu évoluer sur certains points d’importance relativement secondaire.

Quoi qu’il en soit, ce serait évidemment une erreur de comprendre au pied de la lettre : personnellement j’y vois bien sûr un aspect de la vérité, mais auquel, si j’avais à les commenter, j’aurais en général à apporter de nombreuses nuances… Leur but n’est pas d’exprimer des vérités toutes faites mais de faire réfléchir.

Pourquoi cette page de tweets ?

Ces tweets font largement double emploi par rapport aux idées exprimées dans tout le reste du site. Mais leur présence se  justifie par la différence de leur fonction.

Ces textes (particulièrement bien adaptés à leur diffusion sur le réseau Facebook et surtout Twitter) sont destinés à constituer une mine dans laquelle ceux qui le veulent  pourront prélever les matériaux de leur choix. D’une part, pour en prendre connaissance et éventuellement les méditer, d’autre part, lorsqu’ ils le jugeront souhaitable, pour les diffuser sur les réseaux sociaux de leur choix.

De plus, certains seront placés  progressivement dans un groupe de discussions de Facebook servir les hommes.

J’ai tenu à regrouper ces textes dans un certain plan relativement logique… Mais, compte tenu du temps limité dont je dispose et du nombre très élevé des textes écrits au jour le jour pendant un certain nombre de mois (en dehors de toute préoccupation de plan préétabli), il est probable qu’un certain nombre de tweets figurent sous des titres qui ne devraient pas être les leurs.

Premier regard sur notre Société

Les sots croient que nous sommes à la pointe du progrès. Oui ! nous y sommes pour la science et la technique ; mais nous sommes aussi à la pointe de la décadence intellectuelle et morale de la société actuelle. Cependant, rien n’est perdu. Tout peut changer en bien. 268

Notre société est celle de l’abondance et de l’injustice, de l’extrême richesse d’un petit groupe de privilégiés qui dirigent toutes les populations de la terre – qui, jusqu’ici, se sont toujours laissé faire! Mais pourquoi penser que cela ne pourrait pas changer ?   265

Comme dans toutes les sociétés de l’histoire qui nous ont précédées, le peuple grogne, mais se couche devant ceux qui les gouvernent. Pourquoi ? Parce que, gavé par le capitalisme, et instruit par l’expérience des révolutions du XXe siècle, il a peur du changement.  263

Telle qu’elle est aujourd’hui, notre société inhumaine a besoin de connaître un grand changement. Pourquoi ne se réalise-t-il pas ? Parce que, face à la foule des craintifs et des intellectuels résignés et sans imagination, personne n’a su montrer une voie favorable et réaliste.  278

En général, la société évolue sous l’effet d’une obscure logique interne qui la conduit aveuglément vers un mieux (ou vers un pire !). Mais il arrive parfois qu’elle se mette à suivre un inconnu dans lequel elle croit reconnaître le porteur d’une voie d’avenir.   269

L’homme qui s’avance vers la prise d’un pouvoir personnel est en général un ambitieux, désireux de se servir (Mitterrand fut un de ceux-là). Mais, parfois, il s’agit d’un homme qui désire sincèrement être utile à son pays (ce fut le cas de De Gaulle).     251

S’il est si rare qu’une personnalité puisse infléchir le cours de l’histoire, c’est que, pour réussir, elle doit réunir de nombreuses qualités : intelligence, motivation,  réalisme, sûreté de soi, sens de la communication et de l’organisation, volonté, et, surtout, courage !   274

« C’est ça l’humanité » 

« C’est ça l’humanité » ? Peut-être ! mais de quelle humanité voulez-vous parler ? De celle que vous voyez ? Ou que vous croyez voir (avec vos lunettes colorées en noir ? ou en rose ?) .  186

Quelle humanité regardez-vous ? Celle d’un moment particulier de l’histoire ?  Celle de votre époque ? ou des trois derniers siècles ? Ou de quelque période particulière de l’histoire écrite ? Ou de la totalité de la présence humaine. Que vous ne connaissez pas ? 263

Actuellement, quelle société observez-vous ? Celle de notre orgueilleux et stupide monde occidentalisé ? Ou bien celle d’autres groupes humains, les uns, immergés dans leurs traditions anciennes, les autres, réagissant courageusement à leurs grands défis particuliers ? 269

Imprécations

Injustice, folie, cruauté, de ce monde du XXIe siècle ! Si on en est là, c’est que nous avons tous trahi notre grandeur d’hommes ! Mais nous sommes capables de la recouvrer !  174

Quand on est dans la forêt, on voit des arbres, mais on ne la voit pas !    72

Une tribu qui n’est jamais sortie de sa forêt, ne sait pas ce qu’elle est ! Nous, orgueilleux occidentaux de ce XXIe siècle, nous ignorons ce qu’est notre civilisation. Pire que cela ! Nous croyons la connaître, mais nous nous trompons très lourdement !     254

Nous, occidentaux, trop séduits par notre science, notre technique et notre économie ; achetés par les facilités illusoires qu’elles nous offrent, bercés par le discours stupide de nos dirigeants, nous nous sommes laissés endormir… et nous ne savons plus ce que nous sommes !    278

Nous appartenons à la civilisation la plus brillante de toute l’histoire humaine ; mais, avec cela, nous sommes la plus désorientée, la plus folle… et la plus malheureuse !  Nous consommons, nous bouffons, mais nos repas sont bien tristes ! Et on ne s’en aperçoit même pas !   274

Notre société est celle où un petit nombre de privilégiés, financiers, politiciens, « intellectuels », journalistes serviles font la loi et transforment les hommes en un troupeau de moutons, esclaves des bergers incapables. Voilà ! C’est cela, notre si brillante société !    272

Et avec cela, le bon peuple, pourtant si nombreux, face à une ploutocratie relativement restreinte, se laisse faire ! Il grogne ! Mais ça ne sert à rien ! Et son inaction fait de lui un complice tacite ! (Parfois même, certains baisent la main de ceux qui les briment !)   269

LE PAVE DANS LA MARE : dans la mare de l’inconscience, de l’erreur, de l’absurdité et de la bêtise d’un siècle, qui, en ce domaine, dépasse tous ceux du passé ! 160

LE PAVE DANS LA MARE… MAIS L’ARBRE SUR LA COLINE ! La mare qu’on voit est pleine de vase …mais l’arbre qu’on ne sait pas voir est toujours aussi vigoureux. Il suffit de le remarquer, de le cultiver intelligemment et il donnera de beaux fruits !  244

Les « élites » pourraient réagir… mais lorsqu’elles critiquent, on leur met la main sur la tête, tandis que lorsqu’elles approuvent, on les hisse sur le piédestal de la télévision et des médias pour faire entendre leur voix disant qu’au fond, tout ne va pas si mal !   271

La situation

Le drame du monde, c’est qu’il a oublié d’arroser la graine… ou, pire encore, qu’il a déversé sur elle des produits toxiques – et même parfois du désherbant !

Comme les générations qui nous ont précédés, nous, les hommes du XXIe siècle, nous sommes dans une forêt, dont l’immense majorité de ses habitants ne sont pas sortis… Quelques individualités l’ont survolée, mais, soit trop haut, soit trop bas, ou avec de mauvaises lunettes…  273

Si nous voulons exploiter et conserver notre forêt, il faut la connaître d’assez haut – et avec objectivité. Cela suppose une intention droite, du travail, suffisamment d’intelligence et une méthode appropriée… En sommes-nous capables ? On ne sait pas ! Mais il faut essayer !   276

Colère contre nous-mêmes

Et nous – qui pouvons interroger les candidats aux élections, voter, réveiller la conscience de nos concitoyens, manifester, organiser la résistance – nous nous taisons !  et ne pensons qu’à protéger nos intérêts catégoriels ! Le peuple n’est pas meilleur que ses dirigeants !   276

Au lieu de pleurnicher bêtement sur l’immoralité des puissantes de ce monde – et de les accuser ! – nous ferions mieux de nous regarder intelligemment nous-mêmes et de reconnaître notre coupable complicité collective !   217

Si nous ne faisons pas tout pour réveiller la conscience de nos concitoyens, nous faisons partie des pleurnicheurs et des inconscients ! Et, cher lecteur, interrogez-vous, peut-être est-ce votre cas personnel… mais, à partir de maintenant, peut-être allez-vous changer…   268

Gardons-nous de classer les hommes et les groupes humains. Nous sommes tous pareils, nous sommes les hommes ! Nous n’avons pas à nous accuser réciproquement, mais à nous regarder nous-mêmes – dans nos propres responsabilités et dans notre orgueilleuse sottise.  265

Interrogations et impressions générales

Comment se fait-il que l’humanité en soit arrivée là ? Parce que, dans la longue histoire de L’Humanité, elle se trouve à la fin tragique d’une phase d’adolescence – dont les premiers signes sont apparus il y a quelques siècles et ont explosé au « siècle des lumières » !   270

Pourquoi l’humanité en est encore là ? Parce qu’elle n’a pas encore pris conscience d’une réalité massive à laquelle elle se trouve soumise : au titre de son animalité, les chefs commandent le troupeau et celui-ci, croyant que rien autre n’est possible, se soumet à eux.        275

Pourquoi l’humanité en est encore là ? Parce qu’on n’est qu’en 2020 ! Et que les peuples, depuis toujours endoctrinés par leurs chefs, n’ont pas encore pris conscience de la réalité sociale, ou, lorsqu’ils ont compris, ont conçu et mis en place des solutions inadaptées !    271

Quand ils se sont révoltés contre l’ordre en place, les peuples se sont jetés dans les bras de chefs illuminés, incapables de concevoir une société adaptée aux besoins de l’humanité. (C’étaient des Robespierre, des Lénine et compagnie…)

Cependant, les échecs du passé – causés par des analyses intellectuelles insuffisantes – ne constituent nullement une raison pour estimer qu’à l’avenir toute réforme capitale – bien conçue et bien menée – soit nécessairement voué à l’échec !   241

 « Une réforme bien conçue et bien menée » :  tout est là ! Aussi la première condition à remplir pour réussir le grand changement à réaliser, c’est l’élaboration d’une analyse de la réalité à la fois très poussée et réaliste et sa diffusion dans le grand public !   260

Philosophie

Les problème essentiels

Le grand combat social entre la transcendance et l’immanence

Qu’est-ce que la transcendance ? C’est l’idée que, pour être conforme à la vérité, la compréhension du sens du monde et de la vie doit se référer à une réalité inatteignable par l’esprit humain. En général, c’est le Beau et le Bien, auxquels l’homme a intérêt à se conformer…   274

Le modèle traditionnel de la transcendance, c’est celui de la croyance en un Dieu créateur de l’univers et de l’homme. Mais la transcendance peut prendre d’autres formes… qui impliquent que, pour réussir sa vie, l’homme doit se plier à une loi supérieure intangible (« sacré »).   278

Depuis la nuit des temps, les hommes se sont toujours placés sous la croyance implicite d’une transcendance. Pourtant, la tendance contraire [« immanence »] s’est développée, selon laquelle l’homme se suffit à lui-même et n’a pas à se plier à une illusoire transcendance ».   272

Depuis trois siècles, sous l’influence de la franc-maçonnerie, le recul de la foi en une transcendance a pris une ampleur sans cesse croissante. Au point de devenir, sinon la tendance majoritaire des peuples eux-mêmes, du moins celle de la majorité des élites actuelles.    270

Le choix entre les deux références, celles de la transcendance et de l’immanence, entraîne des conséquences individuelles et sociales considérables. Aussi ce choix constitue-t-il l’enjeu d’un immense combat entre les tenants de la transcendance et ceux de l’immanence.  268

Qu’est-ce que la transcendance ? C’est l’idée que, pour être conforme à la vérité, la compréhension du sens du monde et de la vie doit se référer à une réalité inatteignable par l’esprit humain. En général, c’est le Beau et le Bien, auxquels l’homme a intérêt à se conformer…   274

Le modèle traditionnel de la transcendance, c’est celui de la croyance en un Dieu créateur de l’univers et de l’homme. Mais la transcendance peut prendre d’autres formes… qui impliquent que, pour réussir sa vie, l’homme doit se plier à une loi supérieure intangible (« sacré »).   278

Depuis la nuit des temps, les hommes se sont toujours placés sous la croyance implicite d’une transcendance. Pourtant, la tendance contraire [« immanence »] s’est développée, selon laquelle l’homme se suffit à lui-même et n’a pas à se plier à une illusoire transcendance ».   272

Depuis trois siècles, sous l’influence de la franc-maçonnerie, le recul de la foi en une transcendance a pris une ampleur sans cesse croissante. Au point de devenir, sinon la tendance majoritaire des peuples eux-mêmes, du moins celle de la majorité des élites actuelles.    270

Le mal 

  Le mal est fondé sur l’égoïsme (et la cécité intellectuelle) ; le mal est solide (car il repose sur une puissante organisation collective) ; le mal a tendance à croître (car le mal entraîne le mal, le mal justifie le mal et l’intelligence ne peut arrêter sa croissance.)  274

Le mal peut rencontrer 3 obstacles : 1 – la lassitude et la réaction populaire à un niveau devenu excessif, 2 – la réaction de quelques individualités intelligentes, désintéressées et courageuses, 3 – l’apparition d’une analyse ou d’une idéologie appelée par le mécontentement.   278

Pris isolément aucun des 3 obstacles à la révolution ne permet à lui seul de réduire sensiblement le mal. L’union d’au moins deux d’entre eux est nécessaire. Et encore à condition d’avoir atteint un niveau suffisant : par exemple le malaise et  une personnalité exceptionnelle.  277

Echec : la révolte populaire renverse le pouvoir, mais le remplace par un autre qui n’est pas meilleur, car elle n’a su comprendre ni la nature humaine, ni la logique de la société et du pouvoir, ni, concrètement, la façon réaliste de le contrôler. 240

Echec : Le parti arrivé au pouvoir ne fera pas mieux que le précédent, car, lui aussi, après ses déclarations généreuses – parfois sincères… –, sera plus soumis aux mêmes désirs d’assouvir ses égoïsmes qu’à servir le peuple (dont en réalité il se moque éperdument).  257

Echec : jusqu’ici toutes les idéologies ont échoué : elles reposaient sur des analyses intellectuelles fondées sur des perceptions fausses des besoins véritables des hommes. Aussi longtemps que cela durera, les idéologies conduiront aux mêmes résultats infiniment décevants.  278

Echec : les personnalités lucides, impressionnées par la grandeur des obstacles, ne trouvant pas en elles-mêmes l’énergie qui serait nécessaire pour les surmonter, se contentent de formuler des analyses partielles, totalement insuffisantes. Par faiblesse elles trahissent !   272

La question de Dieu    

Parmi toutes les questions que se pose l’homme, l’une d’elles – infiniment mystérieuse – conditionne la réponse à apporter à toutes les autres : « l’homme est-il un être autonome, ne dépendant que de lui-même et de la nature ? ». Ou bien « un être aimé d’un Dieu créateur ? ».    274

Dans la société occidentale actuelle, combien se posent clairement la question de l’existence ou l’inexistence de Dieu ? Peu ! Est-ce un signe favorable, ou défavorable pour le jugement de notre civilisation et sur le niveau de la conscience des personnes ?  260

Qui est responsable du mal ? Dieu ou les hommes ?

L’état actuel de la planète et de l’humanité elle-même est plus que déplorable. Et plus qu’inquiétant. Certains accusent Dieu, d’autres la fatalité. Ils ont le droit de le faire ! Mais ne serait-il pas plus raisonnable – et courageux – de mettre en cause l’homme lui-même ?   273

« Mettre en cause l’homme lui-même »… Cela ne veut pas dire l’accuser de toute la responsabilité des désordres du monde ! Mais c’est envisager la possibilité qu’il puisse avoir une part d’influence dans la situation existante. Serait-il raisonnable de l’exclure a priori ?   272

En somme, il s’agit d’envisager une responsabilité partagée. Partagée entre Dieu et l’homme… ou entre la fatalité et l’homme… Au lieu d’accuser Dieu ou la fatalité, regardons-nous nous-mêmes !   192

D’ailleurs, si l’on ne peut être sûr que Dieu existe, on est par contre certain que nous existons ! Alors n’accusons pas Celui qui peut-être n’existe pas, ou, s’il existe, celui que l’on n’est pas capable de comprendre ! Examinons-nous nous-mêmes ! Ce sera plus courageux !  273

Passons du vague sentiment d’accusation de l’autre – Dieu ou la fatalité… – à la réflexion – à une réflexion profonde et responsable, dans laquelle on investira toute l’intelligence et le courage dont nous sommes capables.   253

Face à la situation tragique de l’humanité actuelle, il s’agit d’abord d’essayer d’avoir une intuition juste de la manière dont elle est perçue par nos contemporains, et, ensuite, de travailler à comprendre ce que sont l’homme, les hommes, la société et l’histoire !   266

C’est dire que nous nous trouvons face à un défi intellectuel (et existentiel) d’une dimension considérable !  De nature à effrayer ceux qui voudraient se risquer à l’affronter. C’est d’ailleurs là que réside la plus grande difficulté : celle du courage !  255

L’Homme

L’homme face à son étrange destin

L’homme est un animal particulier : semblable aux autres, et très différent d’eux. C’est un être tourné à la fois vers lui-même en tant que réalité visible et vers une mystérieuse attirance invisible. C’est un être complexe, qui ignore ce qu’il est, mais qui veut le comprendre.  278

 L’homme est un être à la fois individuel et social, Inséré dans l’histoire des hommes, dans une nature accueillante et dans un univers infini – dont l’existence même paraît impossible. L’homme est immergé dans le mystère de son incompréhensible condition.   257

Pourtant, en dépit de cette double extrême complexité, l’homme doit choisir un sens à trouver – ou donner – à son existence. Certains le font avec modestie, intelligence et courage ; d’autres, au contraire, prétendent faire un choix qui devrait s’imposer à tous les gens sensés.   277

En présence des gens qui sont parfaitement sûrs du choix qu’ils attribuent au sens de leur vie, on peut se demander s’il faut rire… ou pleurer… Pourtant, c’est bien l’attitude de l’immense majorité des gens ! Là réside en grande partie l’origine des malheurs de l’humanité.  276

On a défini l’homme comme « un animal intelligent ». Certes, il l’est , mais,  la définition est insuffisante, car, 1°) il n’est pas qu’intelligent, 2°) la définition – qui se veut laudative… – ne dit pas comment il utilise son intelligence ! Donc très mauvaise définition !  273

Outre qu’elle est incomplète, la définition de l’homme comme «animal intelligent » (à laquelle, malheureusement, « l’élite en place » adhère implicitement…) conduit à insister sur l’un ou l’autre des deux mots (en général sur le mot  « intelligent ») et à oublier l’autre !   274

L’homme est un animal intelligent doué d’une mystérieuse faculté, appelée « la conscience », qui lui permet d’utiliser son intelligence en fonction de ses désirs très variés, parmi lesquels il effectue librement le tri qui lui convient le mieux.  245

L’homme  

En fait, l’homme se trouve soumis à deux sortes d’influences intérieures : les unes, les impulsions, le poussent spontanément à agir d’une certaine manière ; les autres, les appels, l’invitent à un regard et à des actions, qu’il est totalement libre d’accomplir… ou de rejeter…   275

Les impulsions constituent la source intérieure d’un dynamisme qui pousse les hommes à agir. Certaines sont favorables aux membres de la société environnante ; d’autres peuvent leur être défavorables. L’interaction des impulsions conduit à des amitiés ou à des conflits.   270

Comment il choisit

Ainsi, chaque membre de l’humanité se trouve situé entre deux pôles d’attraction (très souvent incompatibles) : ses désirs et sa conscience. Dans cette situation, chacun effectue son choix en fonction d’une mystérieuse faculté que l’on appelle « la liberté ».   258

Chaque homme – qui tient absolument à se considérer comme intelligent ! utilise sa faculté de réflexion, non pas en fonction de la vérité, qu’il prétend rechercher, mais de la manière qui lui convient le mieux ! 212

Il en résulte que beaucoup de gens sont des hypocrites qui s’ignorent ! Tartuffe est plus vivant que jamais ! Sauf que notre Tartuffe savait ce qu’il faisait, alors que ses successeurs d’aujourd’hui ne le savent pas ! 218

Tout le drame de l’humanité réside là ! Dans la somme des mensonges individuels et de celui de la société complice, qui, en trompant subrepticement les intelligences, fait prendre le mal pour le bien.

Ni bon, ni mauvais

L’homme n’est ni bon ni mauvais ; l’homme est bon et mauvais, c’est lui qui choisit ce qu’il veut être ; s’il se laisse aller il est mauvais, s’il réagit, il peut devenir bon. Le malheur c’est qu’il est évidemment tentant de se laisser aller. Et que la société le pousse dans ce sens.

C’est un animal, avec les caractéristiques particulières

L’homme est un animal particulier : semblable aux autres, et très différent d’eux. C’est un être tourné à la fois vers lui-même en tant que réalité visible et vers une mystérieuse attirance invisible. C’est un être complexe, qui ignore ce qu’il est, mais qui veut le comprendre.  278

 L’homme est un être à la fois individuel et social, Inséré dans l’histoire des hommes, dans une nature accueillante et dans un univers infini (dont l’existence même paraît impossible. L’homme est immergé dans le mystère de son incompréhensible condition.   257

Pourtant, en dépit de cette double extrême complexité, l’homme doit choisir un sens à trouver – ou donner – à son existence. Certains le font avec modestie, intelligence et courage ; d’autres, au contraire, prétendent faire un choix qui devrait s’imposer à tous les gens sensés.   277 (répétition)

L’« homme-animal-supérieur »   

L’homme est un animal particulier : semblable aux autres, et très différent d’eux. C’est un être tourné à la fois vers lui-même en tant que réalité visible et vers une mystérieuse attirance invisible. C’est un être complexe, qui ignore ce qu’il est, mais qui veut le comprendre.  278

 L’homme est un être à la fois individuel et social, Inséré dans l’histoire des hommes, dans une nature accueillante et dans un univers infini (dont l’existence même paraît impossible. L’homme est immergé dans le mystère de son incompréhensible condition.   257

Pourtant, en dépit de cette double extrême complexité, l’homme doit choisir un sens à trouver – ou donner – à son existence. Certains le font avec modestie, intelligence et courage ; d’autres, au contraire, prétendent faire un choix qui devrait s’imposer à tous les gens sensés.   277

L’homme qui tout au long de sa vie ne se comporte que selon ses impulsions, et, avec cela, demeure totalement étranger à la conscience de ses appels intérieurs – ou les rejette…  – peut être défini comme un « animal intelligent ».  Dans la société, il en existe un grand nombre !    279

Les hommes qui ont choisi le statut d’animal intelligent, par leur intelligence exceptionnelle, sont supérieurs aux autres animaux de la terre… mais, à la fois, par leur capacité à faire le mal et leur libre refus d’un statut proprement humain, ils leur sont inférieurs.  270

Cependant, les hommes qui ont adopté le statut d’animal supérieur – « les hommes—animaux-supérieurs » (« HAS »)-méritent-ils encore d’être considérés comme des hommes ? Oui ! En raison de la liberté qu’ils avaient à l’origine et de celle qu’ils ont d’y revenir…   251

Les grands criminels de l’histoire, les Hitler, les Staline, et tant d’autres – d’hier et d’aujourd’hui … -semblent relever du statut « homme animal supérieur ». Mais c’est sans doute le cas de centaines de millions de nos contemporains d’apparence totalement honorable… 272

Des personnalités très en vue semblent mériter d’être qualifiées d’« hommes-animaux-supérieurs » … On pense aux auteurs de génocide, mais on pourrait craindre que ce soit le cas de bien des grands financiers de la planète… et de centaines de millions de gens « honorables »…    274

Cependant, soyons prudents ! S’il est légitime d’avoir une impression sur des personnes déterminées, c’est une faute – intellectuelle et morale ! – de classer quiconque dans une catégorie peu honorable… surtout si, de plus, on l’enferme dedans !   244

En dépit des fautes que cela peut occasionner, est-il bon de donner un nom précis à une catégorie a priori peu honorable (les HAS) ? Certainement ! car, pour adapter son opinion et ses actes en conséquence il est bon que tout le monde connaisse l’âme humaine !   259

La conscience de l’éventualité d’être un « homme-animal-supérieur » peut être utile aux HAS eux-mêmes, car, au lieu de se considérer simplement comme des gens plus intelligents que les autres, ils peuvent s’interroger sur ce qu’ils sont vraiment… et à partir de là évoluer…   272

De plus, les « hommes-animaux-supérieurs », conscients de la possibilité d’une opinion négative précise – et nommée – par une partie de la population et par leurs pairs, peuvent être amenés à porter un regard plus prudent sur eux-mêmes…  236

De leur côté, les gens du peuple, trop souvent tentés d’admirer des puissants qui ne le méritent pas (voyez les mains qui se tendent frénétiquement vers des chefs d’État médiocres…), peuvent être aussi amenés à observer un certain recul par rapport à leur sotte admiration…   272.

Mais au fait, moi-même, suis-je vraiment intelligent ? Réponse : non, je ne le suis pas ! Mais je le sais et je réfléchis pour le devenir ! Actuellement, quel est mon niveau ? Difficile à dire ! Je le suis moins que ceux qui le sont plus… et plus que ceux qui le sont moins !    274

Si je ne suis pas très intelligent, à quoi ça sert d’écrire ? Je travaille pour ceux qui le sont moins (à voir la sottise collective, il me semble qu’il y en a quelques-uns…). J’écris aussi (comme beaucoup devraient le faire…) pour progresser dans mon intelligence naissante…    276

l’homme selon moi

Une définition qui considère l’homme comme un individu isolé est très incomplète car au plus profond de lui-même l’homme est un être sociable

L’homme est un animal intelligent doué d’une mystérieuse faculté, appelée « la conscience », qui lui permet d’utiliser son intelligence en fonction de ses désirs très variés, parmi lesquels il effectue librement le tri qui lui convient le mieux. 207 (italique car répétition ?)

L’homme est un animal conscient, sociable, influencé par son être intime et par la société, soumis au besoin de faire des choix de vie, qu’il justifie librement en utilisant son intelligence de manière sincère ou hypocrite. C’est un être libre ; c’est un être tragique !   269

Cette définition rationnelle, politique – nécessairement et volontairement limitée – ne dit pas l’essentiel de ce qu’est l’homme, c’est-à-dire le sens de la vie humaine. Pourtant, il faut le dire ! Mais c’est aux citoyens – individuellement ou regroupés – de se prononcer.   271

Les hommes…

Les grands travers des individus sont le désir de jouissance, l’égoïsme, la paresse, le désir d’honorabilité, la mauvaise foi, l’hypocrisie, la tendance à prendre leur vœux pour des réalités, le besoin de faire confiance aux autres (naïveté), le besoin d’être comme les autres, 278

Les animaux et nous

Abandonnons l’idée de Rousseau qui imprègne encore nos esprits ! selon laquelle l’homme serait bon ! Non : l’homme n’est pas bon ! Il n’est pas mauvais non plus ! Il est seulement capable du meilleur et du pire.     Malheureusement, la position de chacun n’est pas écrite sur son front !   278

Comme pour les autres animaux, pour que le groupe marche, Il faut un chef et un troupeau qui le suit. Alors que, chez nos frères en animalité, le chef cherche l’avantage du troupeau, chez nous, les hommes,     le chef peut choisir de nous servir… ou de se servir!   266

Ne méprisons pas les animaux : par leur fidélité à leur nature, par leur simplicité, ils sont nos modèles. Comme eux, assumons notre vocation animale… Sans pour cela oublier la chance infinie de notre liberté qui nous place tantôt plus haut, tantôt plus bas qu’eux !   279

La société humaine

Les groupes d’influence dans le monde disposent d’atouts de natures diverses, notamment : l’argent, la puissance économique, les armes, l’outil de l’information, des populations – caractérisées à la fois par des effectifs et des sensibilités enracinées dans l’histoire etc.  272

Sur la base de ces critères, on a les grandes puissances ambitieuses, les états moyens, les nations sous-développées, les grandes institutions internationales, les diverses familles idéologiques – notamment chrétiennes, musulmanes, franc-maçonnes, matérialistes, etc.   268

Dans chacun de ces groupes, on a une ambition, une idéologie, une sensibilité populaire, des traditions intellectuelles – ou spirituelles – qui veulent s’exprimer à la fois à l’intérieur d’elles-mêmes et dans le concert des nations (ou des divers groupes concurrents…)     269

La diversité et la puissance des ambitions en présence créent un immense dynamisme à l’échelle de l’humanité de consistance tantôt pacifique, tantôt agressif, qui se règle tour à tour par la négociation, par la recherche intellectuelle, par l’indifférence, ou par la guerre !   274

A l’intérieur de chaque groupe, peuple de base, quelques leaders rivaux, des groupes intermédiaires désireux de jouer un rôle dans la société rivalisent – et parfois se combattent… – pour s’emparer du pouvoir – du pouvoir politique ou moral…   240

Ainsi, la société mondiale se trouve soumise à un immense combat mené à quatre niveaux d’importance inégale : 1 – entre les idéologies, 2 – entre les nations, 3 – entre des projets régionaux, 4 – entre des personnalités concurrentes.   233

Face à cette situation évidente, l’homme cultivé – et plus encore le citoyen – doit se poser trois questions portant sur : 1 – le sens de cet immense combat, 2 – le sens de chaque individu, 3 – le sens qu’il trouve – ou donne – à son existence personnelle…   258

Histoire intellectuelle

Le siècle des lumières »

« Le siècle des lumières » pour lequel les esprits attardés professent tant d’admiration (et que les esprits éclairés n’ont pas le courage d’attaquer avec la vigueur nécessaire) a été la référence des « élites » qui ont produit injustice, exploitation, destruction et guerres.    276

(Certes, l’injustice et les guerres ont existé de tout temps – et sont dans la nature humaine – mais les anciennes élites rencontraient dans les religions et les traditions d’importants modérateurs – que la culture moderne tente de jeter aux oubliettes…)  254

Depuis le XVIIIe siècle, les intellectuels ont cru dans les vertus de l’intelligence des hommes (et en leur bonté !). Faisant confiance en la bonté de l’homme, Ils ont rejeté la religion et la transcendance, et, en prime, ils se sont gravement fourvoyés sur la nature humaine !   276

En braquant l’attention des élites sur leurs propres personnes, la philosophie des lumières les a progressivement détournées de la référence extérieure qui avait toujours été admise par les élites pensantes traditionnelles. Pour, finalement, nier toute transcendance !  266

Rousseau… 

Rousseau nous a affirmé que l’homme est foncièrement bon mais que c’est la société qui le rend mauvais… il y a beaucoup de vérité dans ses propos, mais ils ont besoin d’être sérieusement nuancés…   194

Oui ! l’homme est foncièrement bon ! Mais il n’y a pas en lui que de la bonté ! Attiré vers l’autre, il est bon… mais, soucieux de lui-même, devant la résistance de l’autre, il rencontre une contradiction qui l’oblige à un choix : celui d’être bon ou mauvais…   266

L’homme nait bon, mais la suite de sa vie l’amène à se montrer bon ou mauvais – ou, plus exactement, à se révéler – selon des dosages très variables – comme un mélange de bonté et de méchanceté…

Est-ce la société qui le rend méchant ? Pourquoi le ferait-elle ? Et la société n’est-elle pas le produit des hommes ? Au lieu de dire que la société rend l’homme méchant, il vaudrait mieux demander pourquoi les hommes créent une société méchante ?  250

En réalité, par sa nature, chaque homme se trouve confronté à une double contradiction : à l’intérieur et à l’extérieur de lui-même… Négliger cette dualité réelle (comme le fait Rousseau…) conduit à l’erreur.    208

« A l’intérieur de lui-même » : l’homme ne serait-il attiré que par le bien ? Cette affirmation n’est-elle pas contredite par la psychologie élémentaire ? Et s’il n’était attiré que par le bien, pourquoi céderait-il aux incitations mauvaises de la société ?     253

La franc-maçonnerie

Par-dessus le peuple étranger aux luttes philosophiques (comprenant aussi bien la majorité des élites que les gens ordinaires !), les acteurs principaux du combat sont d’un côté, la franc-maçonnerie, et de l’autre, les religions soutenues par les penseurs indépendants.    272

Parmi les religions, l’adversaire le plus redoutable pour la franc-maçonnerie, en raison de ses effectifs, de son implantation mondiale, de sa structure hiérarchisée, de sa doctrine, du prestige du pape, de la netteté de sa doctrine, est évidemment la religion catholique.   271

Dans ces conditions, on comprend l’anticléricalisme traditionnel de l’importante obédience du Grand Orient de France (où, traditionnellement, dans leurs agapes, on scande « à bas la calotte ! » (qui procure un plaisir enfantin à ses membres, mais ne change rien !)    278

Cependant, les méthodes de combat de la franc-maçonnerie et des églises chrétiennes sont diamétralement opposées : la franc-maçonnerie, société secrète, mène une action à la fois  déterminée et souterraine, alors que les églises agissent au grand jour…  252

La franc-maçonnerie et les églises utilisent les armes cohérentes avec leurs doctrines respectives : la franc-maçonnerie ne se réfère ni à Dieu, ni à une transcendance, alors qu’en principe les églises s’obligent à respecter ce qu’elles considèrent comme la volonté de Dieu.  275

La franc-maçonnerie utilise les armes qu’elle juge utiles à ce qu’elle considère comme le bien de l’humanité. N’adhérant à aucune transcendance – notamment au principe selon le lequel la fin ne justifie pas les moyens – elle se trouve autorisée à agir comme il lui plaît.   270

Forte de ses 150 000 membres en France (et de plusieurs millions dans le monde) la franc-maçonnerie se considère comme porteuse d’une connaissance supérieure, inconnue des « profanes », qu’elle veut révéler progressivement aux peuple ignorants de la terre… 240

Dans ces conditions, on conçoit que la franc-maçonnerie soit une société éminemment élitiste… elle l’est par sa prétention, son ambition et son mode de recrutement [fondé sur la cooptation d’individualités jugées comme étant d’une moralité supérieure…])  253

Les grandes théories sociales et politiques qui n’engagent pas personnellement leurs auteurs ne peuvent être qu’illusion et mensonge ! (Ah si nos députés, nos chefs de parti, nos ministres – et nos « présidents » – avaient compris cela !).  239

Les prétendus réformateurs qui n’engagent pas personnellement leur fortune et leurs revenus ne sont que des marchands d’illusions et des baratineurs. Sans oser le dire clairement, le peuple l’a bien compris ! Par contre, « les élites en place » ne s’en sont pas aperçu !   270

Non seulement, nos députés et nos ministres ne prouvent pas leur sincérité en montrant l’exemple d’un certain niveau même modéré de sacrifice personnel, mais, en période de chômage, ils n’hésitent pas à accroître leurs avantages financiers ! Scandaleux et inadmissible ! 270

Comment des députés grassement payés pendant au moins cinq ans (et souvent pendant bien plus longtemps) qui vivent en permanence dans des milieux très favorisés, pourraient-ils être solidaires des classes moins favorisées ? Comment le peuple pourrait-il leur faire confiance ?  275

Histoire de la pensée et des sentiments

La même erreur des deux côtés – mais en sens inverse : d’un côté Dieu n’est rien et l’homme est tout. De l’autre côté, Dieu est tout et l’homme n’est rien (il est destiné à obéir aveuglément)        191

L’intelligence… la bêtise et l’erreur…

Intelligence et moralité –

En réalité, pour chacun, la compréhension du monde où il vit est en partie une affaire d’intelligence (rationnelle ou intuitive), mais, pour l’essentiel, elle est liée à sa moralité personnelle (à sa sincérité, à sa capacité de se remettre en cause et à son idéal).   265

L’agrégation des attitudes des citoyens d’une nation conduit à une certaine manière de penser la vie individuelle et collective, qui dépend beaucoup plus de son état moral moyen que de son niveau de formation intellectuelle.   223

Conséquence : ceux qui comptent sur le développement de « l’instruction publique » se trompent très lourdement ! (Malheureusement cette idée a été – et est encore ! – la grande illusion des thuriféraires de notre bonne république française.   241

D’ailleurs, Rabelais n’a-t-il pas écrit – la formule (1000 fois répétée par la suite) : « science sans conscience n’est que ruine de l’âme » ? S’il vivait aujourd’hui, il pourrait ajouter « et ruine de la société » ?    216

Malheureusement, la société contemporaine, gavée de science et de technique, souffre d’un grand mal moral. Chaque jour, elle pense tellement à consommer qu’elle a oublié qu’elle avait une âme. Là réside la cause de tous nos malheurs.   239

En présence des gens qui sont parfaitement sûrs du choix qu’ils attribuent au sens de leur vie, on peut se demander s’il faut rire… ou pleurer… Pourtant, c’est bien l’attitude de l’immense majorité des gens ! Là réside en grande partie l’origine des malheurs de l’humanité.  276

Par sa nature, l’homme est porteur d’une incitation à une erreur fondamentale. Elle consiste à lui faire croire qu’il est bien plus intelligent qu’il ne l’est en réalité… Et, à partir de là, à croire qu’il a compris une Vérité, qui, en réalité, lui échappe.  259

maladie de l’intelligence collective, prétention et erreur !

Les malheurs trop visibles de notre société actuelle proviennent d’un malheur invisible, dont nous sommes trop peu conscients : une véritable maladie de l’intelligence collective, qui se traduit par une accumulation d’erreurs – qu’avant toute autre chose, il s’agit de dénoncer.  278

La maladie de l’intelligence contemporaine se caractérise par le contraste entre son étonnante prétention et son indigence réelle.  Grisée par ses succès dans les domaines scientifiques, techniques et économiques, elle croit comprendre l’homme !   245

Bien mieux que ceux des siècles passés – qui n’étaient sans doute que des imbéciles ! – les hommes d’aujourd’hui croient connaître la nature de l’homme et ses intérêts et s’estiment capables d’organiser la société pour son bien ! (On en voit les merveilleux résultats !).   270

La bêtise, l’intelligence, la stupidité, la générosité

Dès le jour où l’on a commencé à penser nous avons tous fait preuve de bêtise…  et, malheureusement, pour la plupart d’entre nous, nous continuerons pendant encore très longtemps…)  C’est dans notre nature et, avec bonne humeur, il faut l’accepter comme telle.  260

Ne nous désespérons pas de notre sottise. Réjouissons-nous au contraire, de sa présence car, en chacun d’entre nous, encore engourdie par le sommeil des mauvais jours, une graine n’attend qu’une chose : qu’on vienne la réveiller pour produire la plante appelée intelligence.  274

Cher lecteur, jusqu’ici qu’avez-vous fréquenté ? La bêtise ? La stupidité ? ou l’intelligence ? Si vous avez baigné dans la stupidité, réjouissez-vous car cette interpellation vous donne l’occasion de décider de pénétrer enfin dans le beau domaine réservé de l’intelligence.   277

La recherche de la vérité  

Je n’écris pas pour dire la Vérité ! (D’ailleurs, sauf les imbéciles, qui la connaît ?), mais pour lancer des idées (auxquelles, il est vrai, je crois beaucoup !) dont le principal intérêt consiste à réveiller les endormis et à commencer à les faire réfléchir…   259

Pour nous, les hommes, ce qui compte ce n’est pas la Vérité – que personne ne connaît ! – mais la découverte de nos profondes erreurs inconscientes qui nous éloignent d’elle… (à commencer par la compréhension – vaste chantier ! – de notre psychologie constitutive !)   271

Encore faut-il, pour avoir le courage de rechercher les erreurs, être animé par l’espoir d’une vérité favorable. Or, comme on ne la connaît pas, il faut l’imaginer, l’espérer… Comment ? En s’intéressant aux anciennes traditions ou au moins l’une d’elles qui nous séduit…   270

Mépriser les traditions et faire confiance à quelque théorie nouvelle, c’est faire preuve d’inculture, de simplisme et d’une forme de racisme [du mépris des milliards d’hommes qui nous ont précédés !] Or, malheureusement, c’est ce à quoi on assiste massivement aujourd’hui !   272

Notre siècle est celui de l’inculture, donc du règne des illusions, de nos souhaits inconscients que l’on prend pour des vérités ! On paye cela très cher ! Par la disparition de la sagesse, et, à sa suite, par la préparation du malheur de l’humanité. Ce qu’on fait maintenant !    278

L’humanité actuelle est malade à la fois de son oubli du passé et de l’espoir, totalement déraisonnable, d’un avenir meilleur fondé sur quelques idées simplistes, émises par de pseudos- intellectuels (dont elle ignore les motivations secrètes – dont nous reparlerons…)   268

L’intelligence

Ce qui manque vraiment à notre société, c’est bien l’Intelligence, mais pas celle que l’on trouve dispersée dans la multitude des cerveaux humains, c’est celle qui résulte d’une activité très exigeante à laquelle peu consentent à se livrer.   244

L’intelligence n’est pas un moyen logé dans le cerveau des hommes pour faire n’importe quoi ; ce n’est pas un moyen, c’est un résultat : celui d’un travail intense et courageux qui vise à comprendre l’essentiel d’une situation complexe. Il y a intelligence et l’Intelligence !  276

L’intelligence est ce qui tue l’Intelligence ; L’intelligence des hommes vise souvent à altérer l’Intelligence des situations. La première cherche à tordre la vérité en faveur des individus et des groupes ; la seconde à découvrir (ou parfois à créer) la Vérité elle-même. 

Deux formes de l’intelligence 

Ce qui manque vraiment à notre société, c’est bien l’Intelligence, mais pas celle que l’on trouve dispersée dans la multitude des cerveaux humains, c’est celle qui résulte d’une activité très exigeante à laquelle peu consentent à se livrer.   244

L’intelligence n’est pas un moyen logé dans le cerveau des hommes pour faire n’importe quoi ; ce n’est pas un moyen, c’est un résultat : celui d’un travail intense et courageux qui vise à comprendre l’essentiel d’une situation complexe. Il y a intelligence et l’Intelligence !  276

L’intelligence est ce qui tue l’Intelligence ; L’intelligence des hommes vise souvent à altérer l’Intelligence des situations. La première cherche à tordre la vérité en faveur des individus et des groupes ; la seconde à découvrir (ou parfois à créer) la Vérité elle-même. 

L’intelligence de de Gaulle…

En 1940, aux jours tragiques du naufrage de la France, il y avait l’intelligence – représentée par les intelligences de centaines de députés – et il y avait l’Intelligence, celle d’un homme seul, d’un homme généreux, de Gaulle. Plus tard on a compris qui avait raison !  269

Malheureux temps que celui de la défaite ! Mais aussi – et surtout – temps heureux, qui a permis à un homme, de Gaulle, de mettre en œuvre son immense courage et d’empêcher notre pays de sombrer dans le gouffre d’une histoire qui n’aurait été que celle d’un glorieux passé.  272

Dans les années 30, il y avait des intelligences, celle de nos vaillants généraux et politiciens qui savaient tout (et ne comprenaient rien !) Et avec eux, il y avait le peuple qui leur faisait confiance ! (« Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts »).  264

Dans les années 30, il y avait aussi un colonel inconnu, de Gaulle, homme de caractère, auquel les gouvernants de l’époque n’accordaient aucune attention. Mais c’est bien lui à qui l’histoire a donné raison…  207

Le géant (texte à revoir)

Le géant est entouré d’une foule de lilliputiens qui se divisent pour l’envier, l’ignorer ou l’insulter. Tout cela en pure perte ! Cependant, quelques-uns lui mordillent les mollets, tandis que d’autres pensent et agissent en vue de l’affaiblir.    210

Etes-vous un lilliputien ? Ou un homme ? Lui mordre les mollets ne sert à rien (ça ne lui fait même pas mal !) Ne vaudrait-il pas mieux lui envoyer une pierre sur la tête ?  139

Faudrait-il le tuer ? Non ! Car il s’agit de le transformer en serviteur obéissant, prêt à nous aider à organiser nos vies pour les conduire comme nous le désirons et comme nous en avons besoin.  197

Êtes-vous impressionné par la taille gigantesque de ce corps vulgaire ? Ou bien, avez-vous compris la petitesse de ce cerveau posé sur ce grand corps ? Et, partant, l’extrême fragilité de ce personnage arrogant  (dont, si on le voulait donc pourrait se rendre maître) ? 272

Face au grand corps dégingandé de la civilisation contemporaine, qui êtes-vous ? Un faible qui se laisse impressionner par la taille d’un colosse aveugle ? Ou quelqu’un qui croit en la force du courage des hommes, et, lorsqu’ils savent l’utiliser, en leur intelligence ?   278

Etes-vous un esclave du géant ? Ou un homme intelligent et libre, capable d’affronter les obstacles apparents qui, en réalité, si vous en aviez le courage, devraient pouvoir être progressivement surmontés ? Êtes-vous un médiocre ? Ou un homme ?   247

Ces propos sont un peu provocateurs, mais ils cherchent à stimuler ceux – sans doute nombreux – qui peuvent enfin se réveiller.  131

Mais que faire contre ce géant ? Il faut dénoncer ses failles – faiblesse intellectuelle, contradictions, techniques de domination, méthodes d’endoctrinement, totale indifférence, égoïsme forcené. Et, peu à peu, tout le monde comprendra sa faiblesse réelle.  260

Le géant – c’est dans sa nature – restera un géant, toujours prêt à écraser ceux qui l’entourent. Il continuera à se présenter comme un père (bienveillant !), mais, désormais, ses enfants éclairés sauront se défendre et le mettre à leur service.  249

La sœur de l’intelligence

L’intelligence à elle-même aussi une sœur, encore bien plus grande qu’elle, c’est la générosité. La générosité c’est le désir – et la ferme volonté – de partager avec ses semblables le résultat de ses réflexions personnelles et celui de leurs propres pensées.   260

Les malheurs dus aux erreurs intellectuelles

Les grandes erreurs actuelles, sont toutes filles d’une prétention infondée ; et le malheur de notre société le fils du nihilisme.   131

Depuis toujours, sur la base de la nature humaine, les malheurs évitables encourus par la société proviennent d’une série d’erreurs intellectuelles et de comportements qui s’emboîtent les uns dans les autres.   208

La bêtise

La bêtise, c’est de croire que l’on sait quand on ne sait pas ; l’intelligence, c’est de savoir qu’on ne sait pas ; la bêtise, c’est l’assurance de croupir indéfiniment dans la médiocrité ; l’intelligence, c’est l’espoir de sortir progressivement de notre bêtise naturelle.  273

Encore pire que la bêtise ordinaire, la stupidité, c’est celle de l’homme bête, qui, croyant avoir remarqué quelques traits de la bêtise de son époque, est convaincu d’avoir pénétré dans le domaine de l’intelligence.  216

l’erreur

Puisque c’est la nature même de l’homme qui le porte à l’erreur, celle-ci a évidemment existé de tout temps. Mais elle a été plus ou moins poussée selon les époques de l’histoire humaine. Il se trouve que de nos jours l’erreur est plus profonde que jamais.   256

Plus une erreur est profonde, plus elle s’étend sur un grand nombre d’hommes, plus elle affecte leur existence quotidienne, et plus elle passe inaperçue. C’est le cas de l’erreur fondamentale sur laquelle nous vivons actuellement.  254

L’erreur gigantesque

Les responsables de la situation

Nous mettre en cause nous-mêmes

Le monde va très mal ! Faut-il accuser la fatalité ? ne vaudrait-il pas mieux, pour chacun de nous, essayer de découvrir notre responsabilité particulière ? Ne serait-ce pas plus conforme à notre dignité d’homme ? Et plus efficace !   277

Quant à moi, j’accepte de me mettre sur la sellette en essayant d’examiner ma responsabilité personnelle et celle des groupes particuliers auxquels j’appartiens.    159

Les faux responsables    

Les chefs d’État bien connus, les Donald Trump, les Poutine et Cie (et bien sûr notre président de la république) se croient très importants… Mais ils ne sont que de tous petits personnages, victimes de leur fol appétit de pouvoir. Et qui seront très vite oubliés !  265

Tous ces visages de chefs d’État qui envahissent les écrans du monde entier à tous les moments de la journée sont comparables à l’écume des vagues à la surface de l’océan – de l’océan auquel, en dépit de leurs grands airs, ils ne comprennent rien !  248

La plupart d’entre eux, parfois bardés de diplômes, habiles comédiens et bons orateurs – bons menteurs – ne comprennent rien au monde qu’ils prétendent diriger. Et c’est eux qui nous gouvernent ! Et nous qui nous laissons faire !  228

Quel est le niveau de connaissance philosophique sur l’homme des chefs d’État actuels : les Donald TRUMP, les Poutine, les Erdogan, les XI PING, les Macron, etc. Ont-ils eu le temps d’y réfléchir personnellement ? Et ils prétendent servir les hommes !   252

D’ailleurs, même si l’un ou l’autre avait élaboré une philosophie personnelle inspirée, pourquoi devrait-on lui faire confiance ? D’autant plus qu’inconsciemment ils défendent plus leurs intérêts psychologiques inconscients que leurs idées !  242

Malheureusement la plupart des hommes politiques ne sont pas des leaders, mais des suiveurs, qui ne sont que le reflet d’une majorité (d’une majorité qui ne pense pas, mais réagit aux événements du moment et à la propagande cachée des élites…)  243

la grande responsabilité : démission de l’immense majorité des citoyens

La plus grande responsabilité d’un état déplorable d’une société – telle que la nôtre ! – c’est la démission de l’immense majorité des citoyens, celle de tous, mais tout particulièrement celle des élites intellectuelles et morales !    229

Les qualités morales

Le devoir d’irrespect

(Dénoncer la petitesse des personnages en vue, ce n’est pas faire preuve d’agressivité (ou de jalousie !) mais accomplir un acte civique (bien modeste, mais utile), pour amener les citoyens à un peu plus de sens critique et les préparer à une conscience plus aiguë des réalités).  279

Le courage

Le courage ! Pour les hommes bien intentionnés, le courage, somme de la motivation et de la volonté est, de très loin, la plus grande qualité qui manque le plus aux hommes. Nous les hommes, nous manquons de courage ! C’est là notre drame !    243

« Le courage », vertu qui résulte de l’addition de la motivation et de la volonté c’est, par son absence (si largement répandue), ce qui fait échouer les sociétés humaines. Mais quand il surgit (souvent de manière inattendue !), Il peut être à l’origine d’un réveil inespéré.  277

Morale politique

Le théoricien bourgeois, le politicien riche

Les grandes théories sociales et politiques qui n’engagent pas personnellement leurs auteurs ne peuvent être qu’illusion et mensonge ! (Ah si nos députés, nos chefs de parti, nos ministres – et nos « présidents » – avaient compris cela !).  239

Les prétendus réformateurs qui n’engagent pas personnellement leur fortune et leurs revenus ne sont que des marchands d’illusions et des baratineurs. Sans oser le dire clairement, le peuple l’a bien compris ! Par contre, « les élites en place » ne s’en sont pas aperçu !   270

Non seulement, nos députés et nos ministres ne prouvent pas leur sincérité en montrant l’exemple d’un certain niveau même modéré de sacrifice personnel, mais, en période de chômage, ils n’hésitent pas à accroître leurs avantages financiers ! Scandaleux et inadmissible ! 270

Comment des députés grassement payés pendant au moins cinq ans (et souvent pendant bien plus longtemps) qui vivent en permanence dans des milieux très favorisés, pourraient-ils être solidaires des classes moins favorisés ? Comment le peuple pourrait-il leur faire confiance ?  275

L’argent et le pouvoir

Dans cette aventure, commencez par le plus facile : comprenez que, sous le fallacieux  prétexte de vous servir ! l’organisation économique contemporaine ne poursuit en réalité qu’un seul but : faire de vous des esclaves toujours prêts à acheter ses produits et à lui obéir !   270

Comprenez ensuite que, pour bien vous asservir, les grands financiers de la planète (qui sont gens très intelligents !) ont compris que la publicité ne suffisait pas et qu’il fallait la conforter par la large diffusion d’une idéologie appropriée.   253

Cessons d’être naïfs, ne croyons plus que les puissants du monde ont, comme nous, un bon cœur tendre et qu’ils se soucient de notre bien ! Non ! Ils n’ont en tête que le projet de nous asservir !   208

Comprenez la psychologie des puissants du monde : montés aux sommets de l’échelle du pouvoir : ils veulent aller encore plus haut : Ils cherchent à accroître encore leur puissance : En devenant plus riches ! Et, suprême folie ! en s’efforçant de maîtriser l’avenir de la planète !   278

Mais en quoi cela nous concerne-t-il ? C’est que pour assurer leur pouvoir, les puissants  ont besoin de faire de nous des esclaves, des esclaves répartis en deux catégories: ceux qui peuvent acheter, et les pauvres, qui embarrassent et qu’il faut éliminer de la planète…    278

Àh ! Croyez-vous qu’ils seraient méchants à ce point ? Cessez d’être naïf : Souvenez-vous de Hitler et de Staline, et de leurs successeurs d’aujourd’hui, qui ne peuvent plus agir aussi ouvertement. Et admettez que certains des hommes qui nous gouvernent peuvent poursuivre des desseins que vous ne sauriez imaginer !    264

Pourquoi ne seraient-ils pas aussi mauvais que ces très honorables chefs d’État moderne qui, pour des folies d’ambition et de pouvoir n’hésitent pas à massacrer des centaines de milliers de civils ?   273

Ce ne sont pas les Poutine, Bachar El Assad, Erdogan et tels ou tels de leurs semblables d’Afrique, ‘Amérique et d’Asie, qui sont les grands méchants ! Ce sont « les hommes » en leur qualité d’homme. Du moins, du moins, lorsqu’ils s’y laissent aller…     254

La responsabilité  personnelle de chacun  

La manière dont chacun donne un sens à son existence personnelle exerce une influence sur la société. Faible (mais moins qu’on ne croit généralement…) pour les gens ordinaires ; elle peut s’avérer importante pour les gens responsables et monumentale pour certains personnages.  275

Au lieu de critiquer bêtement la société (ou de suivre quelque leader en vue) il est plus intelligent – et bien plus responsable – de s’interroger sur le rôle des personnes dans la société et, pour chacun, sur sa manière d’agir… Le civisme c’est ça ! (Et non pas voter !).    273

Si vous ne vous interrogez pas sur la société, et sur le rôle que vous voulez y jouer, vous êtes un citoyen absent, un citoyen mort, vous êtes l’esclave d’un maître – et même d’une chose ! –-, vous êtes une victime consentante ! Ce n’est pas particulièrement glorieux !   268

Certes, tout le monde n’a pas la possibilité de remettre en cause la société où il vit, mais chacun possède une certaine capacité intuitive de discernement vis-à-vis des autres et de soi-même… et à partir de là de faire des choix responsables.   24

la responsabilité des élites   

« Nous les hommes, nous manquons de courage » … Oui ! mais de quels hommes s’agit-il ? Des milliards d’hommes qui peuplent la terre ? Ou des quelques centaines de millions d’hommes du monde développé ? Ou des milliers « d’intellectuels » occidentaux ?  251

Non ! Les groupes d’hommes – grands ou petits – sont tous les mêmes : ils ne sont ni courageux, ni couards. Simplement, ils suivent les dirigeants qui les mènent… – qui les mènent où ? Là où ils veulent qu’ils aillent ! Pour renforcer leurs intérêts… ou, parfois, leur idéal.   275

Alors de quels hommes s’agit-il ? C’est une petite minorité d’hommes cultivés, capables, de par leur formation et leur tempérament, de jouer un rôle de leader dans les sociétés où ils vivent… Parmi eux, la plupart s’endormiront, mais, parfois, quelques-uns se lèvent…  267

Le problème, c’est non seulement le faible pourcentage de ceux qui se lèvent, mais c’est aussi celui des motivations et des objectifs de ceux qui ont opté pour l’exercice du courage individuel. Beaucoup poursuivront un avantage personnel. Quelques-uns chercheront à servir…  275

Des hommes assez courageux pour entraîner les peuples et faire fonctionner les sociétés (bien ou mal..), il y en aura toujours assez. Aussi le problème de l’insuffisance du courage que nous dénonçons c’est uniquement celui des vraies élites, celles qui cherchent à servir.  272

Le malheur d’une société – et tout particulièrement de la nôtre aujourd’hui – c’est la large prédominance des leaders qui cherchent à se servir, plutôt qu’à servir la société. Il suffit de regarder en 2020 les chefs d’État et les plus puissants responsables de la planète !  273

Contrairement aux apparences, les vrais responsables de l’état déplorable de notre société d’injustices, de crimes, de génocides, de destruction de la planète, ce ne sont pas les leaders connus du monde. Ce sont les élites morales qui n’ont pas le courage de se lever.   268

Notre responsabilité

Et nous – qui pouvons interroger les candidats aux élections, voter, réveiller la conscience de nos concitoyens, manifester, organiser la résistance – nous nous taisons !  et ne pensons qu’à protéger nos intérêts catégoriels ! Le peuple n’est pas meilleur que ses dirigeants !   276

Au lieu de pleurnicher bêtement sur l’immoralité des puissantes de ce monde – et de les accuser ! – nous ferions mieux de nous regarder intelligemment nous-mêmes et de reconnaître notre coupable complicité collective !   217

Si nous ne faisons pas tout pour réveiller la conscience de nos concitoyens, nous faisons partie des pleurnicheurs et des inconscients ! Et, cher lecteur, interrogez-vous, peut-être est-ce votre cas personnel… mais, à partir de maintenant, peut-être allez-vous changer…   268

Et nous – qui pouvons interroger les candidats aux élections, voter, réveiller la conscience de nos concitoyens, manifester, organiser la résistance – nous nous taisons !  et ne pensons qu’à protéger nos intérêts catégoriels ! Le peuple n’est pas meilleur que ses dirigeants !   276

Au lieu de pleurnicher bêtement sur l’immoralité des puissantes de ce monde – et de les accuser ! – nous ferions mieux de nous regarder intelligemment nous-mêmes et de reconnaître notre coupable complicité collective !   217

Si nous ne faisons pas tout pour réveiller la conscience de nos concitoyens, nous faisons partie des pleurnicheurs et des inconscients ! Et, cher lecteur, interrogez-vous, peut-être est-ce votre cas personnel… mais, à partir de maintenant, peut-être allez-vous changer…   268

Gardons-nous de classer les hommes et les groupes humains. Nous sommes tous pareils, nous sommes les hommes ! Nous n’avons pas à nous accuser réciproquement, mais à nous regarder nous-mêmes – dans nos propres responsabilités et dans notre orgueilleuse sottise.  265

Votre responsabilité ! 

Ce qui manque à notre société contemporaine, ce n’est pas l’intelligence des hommes. Nous en avons à revendre et nous ne savons qu’en faire… Sauf pour nous diviser, pour nous neutraliser et créer la société absurde dans laquelle nous vivons en ce XXIe siècle.  259

Le but de la politique

Pour atteindre son but (qui est de rassembler le plus possible de citoyens autour d’un idéal – ou au moins d’une règle sociale – respectueux de leur liberté, une bonne politique doit proposer de s’entendre sur la nature de l’homme… (Car, qu’est-ce qu’on veut pour lui ?)   269

Une bonne politique doit définir l’homme d’une manière suffisante et limitée : suffisante pour rassembler « les hommes de bonne volonté », mais limitée pour éviter les divisions qui auraient pour effet de nuire inutilement à des minorités et de les léser dans leurs droits.  272 

Du point de vue de la politique, une bonne définition de l’homme doit se garder de se prononcer sur la validité – ou l’invalidité – de sa position par rapport à Dieu… mais elle doit proposer une conception rationnelle admissible par « les hommes de bonne volonté ».   264

Une bonne politique doit servir un idéal très élevé : celui de servir, avec force et sincérité, la possibilité concrète des citoyens de choisir librement le sens de leur vie.   175

C’est ce que n’ont pas compris la majorité des crétins prétentieux au pouvoir ! Ils parlent avec componction de sujets qu’ils sont incapables de maîtriser… mais en réalité ils ignorent leur rôle véritable. Dans leurs chaussures bien cirées ils pataugent dans la choucroute…   274

La politique         

La comédie du pouvoir   

Le peuple a un désir de facilité ; il élit les candidats qui le flattent ; les élus, font mine de tenir leurs promesses ; élus et opposants mentent ; le peuple n’y comprenant plus rien, se livre au plus habile à tromper. Et tout recommence comme avant. Vive la démocratie !   272

Comparaison des dictatures et des démocraties (cf. France)

Les sociétés dictatoriales (ou prétendument démocratiques » !) foulent aux pieds ces principes. Pour leurs chefs, les hommes sont faits pour la société – du moins pour la leur, telle qu’ils la conçoivent. C’est la politique à l’envers ! Mais ils ne sont pas les pires !  269

Bien que perverses, les dictatures ne constituent pas le pire danger de nos sociétés, car elles ont au moins le mérite de la franchise de leurs positions, et, par leurs comportements, elles suscitent de saines réactions populaires qui conduisent à leur renversement.  265

Le pire des situations politiques est celle des pays dits démocratiques, qui prétendent servir et respecter les citoyens, alors qu’ils n’ont qu’une idée en tête : poursuivre des rêves de puissance, d’influence, de richesse, de prestige de la nation (et… de leurs chefs !)    273

La pire des pires situations politiques est celle des pays qui, consolident leur tromperie et leur hypocrisie par une subtile propagande permanente destinée à endormir le peuple. La France et « les grandes démocraties » (!) relèvent de cette catégorie.  252

Ainsi, en France, nos gouvernements, qui nous disent agir pour réduire le chômage, alors qu’ils ne songent qu’à plaire à leurs amis financiers qui détiennent leur sort en main !  266

La farce de « la démocratie »   

Par définition la démocratie, c’est le gouvernement du peuple par le peuple lui-même (soit directement soit par l’intermédiaire des élus)., Oui, mais en réalité, partout, aujourd’hui, c’est le gouvernement du peuple brimé par le peuple manipulé. Vive notre « démocratie » !    273

Qui en réalité a compris ce qu’est notre démocratie ? les classes populaires bien sûr ! (en l’occurrence, bien plus éclairées que les classes moyennes et supérieures, qui nagent, beaucoup dans l’inconscience ou la complicité, et quelques-uns – les élus  – dans la mauvaise foi.)   277

Trop de « gens du bas » croient faire leur devoir en votant pour des candidats de droite, de gauche, ou des extrêmes… Alors que, ce faisant, ils cautionnent le système politique qui les brime ! Les abstentionnistes ne sont pas les imbéciles dont parlent les journalistes !   272

Pour être véritablement un bon citoyen, il ne faut pas voter : Il faut refuser le système hypocrite et injuste… et, concrètement, faire la révolution – ou, au moins, préparer les esprits à la faire… (ce que nous nous efforçons de faire ici).

La France, les États-Unis et beaucoup d’autres pays n’ont pas besoin d’une multitude de changements plus ou moins petits, plus ou moins grands, mais d’un grand changement, d’une Révolution ! (d’une révolution réfléchie, réaliste  et contrôlée…)  243

N’ayons pas peur de la révolution :  elle est nécessaire si l’on veut enrayer la dérive croissante vers une société toujours plus inhumaine. Si l’on ne fait pas une révolution pensée et préparée, réformatrice, non destructrice, d’autres en feront une irrationnelle et dangereuse.   278

Le monde actuel

Critique du cas particulier de la société moderne occidentale

Autant que les dictatures, avec son exaltation de la consommation dans tous les domaines, la société moderne occidentale piétine la dignité des hommes. Elle engraisse les grands financiers ! Mais elle faillit à sa mission. Alors cessons d’être dupes !  251

En ne se préoccupant que d’assurer le confort des citoyens (par le pouvoir d’achat, par la police, par l’armée) le pouvoir politique actuel se comporte comme le berger vis-à-vis de son troupeau de moutons (auquel il fournit de la bonne herbe et les protège contre les loups.)  277

Comprenons ce qui se passe, mais ne critiquons pas trop ce pauvre pouvoir politique actuel, car, de bonne foi, Il ne fait que se conformer aux idées profondément erronées, de plus en plus admises par notre société décadente.   223

 La propagande  

Notre siècle est aussi celui de la propagande, donc du mépris des hommes et de la défense d’intérêts idéologiques secrets (dont nous reparlerons plus loin…) La propagande politique, commerciale et sociétale est déversée subtilement – scientifiquement ! – à tous les instants.   274

Le SS Goebbels (un apprenti !) était un propagandiste sordide, trop visible, et ses procédés étaient sommaires…. Ses successeurs actuels, eux, se cachent, et emploient des procédés scientifiques vicieux destinés à nous faire croire qu’il s’agit d’« informations » ! Et ça marche !    269

Les fonctionnaires internationaux de l’ONU  

Les fonctionnaires internationaux, dépourvus de liens avec les peuples, amis des maîtres mondiaux de la finance, libres à l’égard d’assemblées hétérogènes, font ce qui leur plaît et usent de leur pouvoir financier et de leur prestige pour imposer leurs idées au monde entier.   275

Le chantage aux crédits des fonctionnaires internationaux pour imposer leurs conceptions aux états les plus pauvres de la planète est bien connu (et, malheureusement, accepté !). Mais leur influence est infiniment plus large : elle s’étend sur toute la société occidentale !    274

Dans les salons de New -York, se nouent chaque soir des amitiés autour d’une pensée conformiste (comme celle de tout milieu fermé) portée par la triple alliance des financiers, des universitaires assoiffés de prestige et des fonctionnaires internationaux.   254

Comment appeler les membres de la clinique des grands personnages new-yorkais, carnassiers de la finance, universitaires prétentieux, fonctionnaires internationaux imbus d’eux-mêmes ? Nous  proposons : soit « les Icare », soit « les prométhéens ». Nous choisissons les Icare.  275

« Les Icare » ce nom [propre] est à comprendre comme l’expression « les Bourbon ». Ce choix se justifie par la grande analogie entre « les Bourbon » et « Les Icare » : il s’agit de clans, de clans dominants – d’un clan abattu dans le 1er cas, et à abattre dans le 2ème  270

Icare : « mythologie grecque. Fils de Dédale. Il s’enfuit du labyrinthe avec son père au moyen d’ailes faites de plumes et fixées avec de la cire. La chaleur du soleil fit fondre la cire et Icare tomba dans la mer. (Larousse 1977)    230

 Prométhée : « Personnage de la race des Titans.  Initiateur de la 1ère civilisation humaine. Il déroba aux dieux le feu sacré, et le transmit aux hommes. Zeus, pour le punir l’enchaîna sur le Caucase où un aigle lui rongeait le foie, lequel repoussait sans cesse. » (Larousse).  277

Dans ce complot inavoué qui mène la danse ? Les grands financiers bien sûr ! Dans quel but ? Évidemment pour s’enrichir encore davantage ! Mais aussi – et surtout ! – en modelant le monde à leur idée, pour satisfaire leur insatiable besoin de puissance.   253

A leur manière, « les Icare » sont des idéalistes : ils ont le sentiment d’avoir une morale plus élevée que toutes les autres, qui fait d’eux des êtres supérieurs, préparateurs d’une humanité future plus heureuse ! Très bien ! Mais reste à savoir s’ils ne se trompent pas…   274

Et même, bien plus, reste à savoir si, par hasard, leur influence sur l’avenir de l’humanité ne risque pas d’être catastrophique… (Car, qui sont-ils ? Des surhommes ? Des génies ? Des amoureux de l’humanité ? Ou des riches enfermés dans un incroyable égoïsme radical ?)   268

Comment devons-nous considérer « les Icare » ? De deux manières opposées possibles : soit comme des fous dangereux… soit comme nos maîtres ! À peu près une moitié de la population actuelle devrait les considérer comme nos maîtres ! Nos maîtres discrets, cachés.   259

Pourquoi « les Icare » sont-ils nos maîtres secrets ? Parce que les nouvelles règles sociétales envisagées (acceptées par à peu près la moitié de la population actuelle…) proviennent de la diffusion des idées concoctées depuis des décennies au sein du clan des « Icare ».      271

Sauf si vous avez très sérieusement réfléchi vous-même… si vous êtes favorable aux nouvelles lois sociétales proposées, sans le savoir, vous êtes un fidèle des « Icare »… (un peu comme l’avaient peut-être été autrefois vos grands-parents à l’égard du curé du village…)

Cependant, la grande différence entre votre adhésion aux idées nouvelles et celle de vos grands-parents, c’est qu’ils faisaient confiance à un maître à visage découvert – le curé , et, derrière lui, à un certain Jésus, porteur d’un message sublime… Alors que…    258

Pourtant, votre adhésion aux idées nouvelles, ne représente qu’une affiliation indirecte aux « Icare » (que vous ne connaissez pas !), alors que votre adhésion directe est celle – fort intelligente ! – de votre alignement sur une majorité (de plus, artificielle et incertaine…)   275

C’est normal que vous ne sachiez pas cela, parce que les journalistes manipulateurs ne vous l’ont pas dit ! Mais, maintenant qu’on vous a mis la puce à l’oreille, ne nous croyez pas les yeux fermés ! mais méfiez-vous, documentez-vous et réfléchissez personnellement !   267

 Ringard  

Le mot significatif des partisans les plus ardents d’une société nouvelle prétendument plus favorable à l’humanité est « ringard », mot horrible, suffisant pour condamner ceux qui le prononcent en raison du mépris qu’il signifie à la fois à l’égard des idées et des hommes !    275 

La technique – c’est le moins qu’on puisse dire – n’a vraiment rien de génial (ni de très digne !), mais peu importe !  ça marche ! (D’autant plus qu’elle ne représente qu’une partie seulement des méthodes employées destinées à influencer les esprits influençables.   265

En cette période de discussion sur les lois sociétales, nous assistons en France (et sans doute ailleurs … car l’homme est partout le même) à cette caricature ridicule de ce que devrait être une véritable démocratie. (Mais cela n’est qu’un exemple du viol de la démocratie !)   275

« Ringard », c’est le mot que l’on a souvent entendu à la télévision, prononcé par les propagandistes des idées nouvelles. Procédé – intelligent et élégant ! – Destiné à impressionner les gens ordinaires (que l’on méprise !) et les convertir aux idées nouvelles !)  

« Ringard », c’est le mot souvent entendu à la télévision, prononcé par certains commentateurs – Quelle façon indigne de traiter à la fois ses adversaires et les téléspectateurs que l’on veut impressionner par des mots méprisants !

Qui est visé par le qualificatif « ringard » ? En priorité les catholiques, parce que, porteurs d’une doctrine précise, ce sont les adversaires les plus solides ; mais aussi, tous ceux qui croient encore valeurs anciennes et se montrent prudents à l’égard des idées nouvelles…  276

Voici quelques exemples de ringards bien connus de notre époque : l’Abbé Pierre, sœur Emmanuelle, sœur Teresa, les moines de Tibhérine, le Colonel Beltrame…  Et le pire de tous, leur chef spirituel, le pape François ! Ah, ceux-là, ils méritent bien ce qualificatif méprisant !   277

Face à ces brillantes personnalités invitées par la télévision pour expliquer aux Français comment il faut penser, toutes ces personnalités citées ne font vraiment pas le poids ! Écoutez les commentateurs et suivez-les ! Vous entrerez dans le cercle des gens éclairés !  268

Condamner les autres en les traitant de « ringards », c’est bête et indigne, mais c’est efficace pour terroriser les esprits faibles qui ont peur d’être eux-mêmes des ringards… Ainsi – 1ère phase de la propagande – on accroît le nombre apparent des partisans des idées nouvelles.   279

(La deuxième phase de la propagande – qui prend alors la forme d’une discussion sérieuse… – consiste à rassembler tous les arguments en faveur des idées nouvelles et à ne pas écouter les autres (qui, de toute façon, ne sont émises que par des « ringards » !)   258

Après la propagande, le coup de grâce ! Une fois le public endoctriné, bien chauffé, les rénovateurs se tournent vers le pouvoir politique, pour lui dire : « vous voyez : la majorité est favorable à la réforme ». Sous-entendu, bien sûr : « légiférez et vous serez populaires ! ».   278

Les 7 plaies du monde contemporain

Le corps du monde contemporain – qui pourrait pourtant être si beau… –  souffre de la présence de 7 plaies  toutes différentes, mais qui sont la manifestation d’une seule maladie : l’inconscience, la sottise et l’indignité d’une proportion trop élevée des élites en place.   274

Les 7 plaies du monde contemporain sont  le malheur généralisé, la pieuvre  capitaliste, « la démocratie », l’influence persistante du « siècle des lumières », la franc-maçonnerie, la faiblesse intellectuelle et  le  manque de courage !  232

Bien sûr, je le sais, en écrivant cette liste je vais m’attirer des critiques venant de toutes les directions ! Mais tant mieux ! Cela veut dire que je dis la vérité et que je mets le doigt dans chacune des 7 plaies de notre société.    234

Critique des média

Quel supplice d’entendre à télévision ces ministres et ces journalistes qui pérorent (avec des airs d’objectivité !) sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas [ou, pour les ministres, qu’ils connaissent trop bien – mais à leur manière !].   238

Chez les nazis, il y avait un ministre de la propagande ; Ici il n’y en a pas, car tous les ministres le sont ! Différence : on s’adressait alors aux sentiments les plus bas, alors qu’aujourd’hui, on mise sur l’illusion de vertu des téléspectateurs.    249     

À force, à longueur d’émissions, de parler d’un air contrit et de complicité résignée avec les spectateurs, pour citer des scandales qu’on ne peut plus cacher, la télévision (c’est sa mission!) endort et anesthésie notre bon peuple supposé évolué.   248

Vous allez dire « ‘on n’y peut rien ! » Bon sang ! On a bien un gouvernement ! Mais, en rendant la télévision indépendante, il scierait la branche sur laquelle se trouve assise toute l’élite en place;   il casserait la machine à tromper le peuple. Et il ose parler de démocratie !   279

Et encore, s’il n’y avait que le problème du journal télévisé !  Mais c’est que toute la programmation de la télévision est conçue pour endormir et abêtir les peuples de notre époque. Et leur faire adopter les conceptions conformes à l’intérêt des idéologues.    261

Vous pouvez penser que j’exagère… Peut-être serait-ce le cas si j’affirmais qu’il s’agit là d’une intention explicite… (C’est possible mais je n’en suis pas sûr). Mais c’est au moins une situation acceptée et favorisée – parce qu’elle va dans le sens des intérêts du pouvoir !   279

La plaie des « élites en place » 

Voici la société capitaliste qui transforme les hommes en consommateurs disciplinés, prêts acheter toujours davantage pour enrichir les plus riches, et en fait des esclaves dépourvus de tout esprit critique. C’est ça notre société capitaliste avancée !   258

Voici la société intellectuelle qui cherche à créer une pensée unique répandue sur la totalité du monde pour lui dicter le secret du bonheur ! (Donc pour tuer le sens critique de chaque homme et, en réalité – tout en épargnant les corps – pour tuer l’homme !)   265

Voici la prétention des hauts fonctionnaires internationaux – et de trop de journalistes – qui s’efforcent d’imposer des conceptions censées servir le bonheur des peuples, et les transforment en fait en simples marionnettes entre leurs mains.  248

Voici l’alliance infernale entre les pseudo-intellectuels et les grands financiers de la planète : les premiers sont propulsés en avant par les seconds, tandis que les seconds, complices ou inconscients, sont achetés et manipulés par les premiers !    255

Le cumul de tous ces comportements, c’est ça la société actuelle ! Ou du moins la partie actuellement dominante de notre société, celle des « élites en place » ! Dès lors, comment s’étonner que le monde aille si mal !   248

L’actualité

Critique du pouvoir actuel

Autant que les dictatures, avec son exaltation de la consommation dans tous les domaines, la société moderne occidentale piétine la dignité des hommes. Elle engraisse les grands financiers, mais elle faillit à sa mission.

En ne se préoccupant que d’assurer le confort des citoyens (par le pouvoir d’achat, par la police, par l’armée) le pouvoir politique actuel se comporte comme le berger vis-à-vis de son troupeau de moutons (auquel il fournit de de la bonne herbe et les protège contre les loups.)  277

Comprenons ce qui se passe, mais ne critiquons pas trop ce pauvre pouvoir politique actuel, car, de bonne foi, Il ne fait que se conformer aux idées profondément erronées, de plus en plus admises par notre société décadente.   223

Actualité

La société connaît alors des troubles de plus en plus importants (cf. les gilets jaunes), mais le caractère passionnel et irréfléchi conduit à des désordres d’un autre ordre, souvent encore plus importants… Qui font les délices des agitateurs ambitieux d’extrême droite…    274

Ainsi la société se trouve tour à tour soumise à deux risques différents : soit la stagnation dans une médiocrité sociale regrettable, soit le basculement dans des troubles conduisant brusquement (ou, comme aujourd’hui, de manière larvée) à quelque forme de dictature.  268

La France

France, catastrophe : le peuple divisé entre l’extrême droite et l’extrême gauche 

En France, les électeurs ont bien compris l’absurdité du système. Mais les couches populaires, qui se sont laissés diviser par les leaders ambitieux de droite et de gauche (autres profiteurs du système) ne peuvent imposer la nécessaire réforme de leur représentation.  267

Nous, français et européens, ne valons pas mieux que les autres peuples méprisés

Européens,  nous sommes des hommes, nous ne valons pas mieux que les autres (que nous critiquons bêtement). Simplement, l’état historique de notre société fait que nous ne sommes pas sanguinaires ! Mais cela ne nous empêche pas d’exploiter les pauvres. Et tu de tuer la planète!   276

Nos citoyens du monde développé, nous ne sommes pas sanguinaires ! Mais nous suçons le sang des pays pauvres. Et de leurs enfants de 10 ans, qui vont chercher les terres rares pour nos Smartphones…   208 

Je n’ai aucune raison de juger nos dirigeants français et européens comme inférieurs à Erdogan, Poutine et Cie… Mais je serais un crétin de les juger sans preuve comme supérieurs. (Je dois seulement apprécier sur pièces – et un peu selon mon intuition…)       261

Si je crois que je suis bon et qu’il n’y a pas en moi une puissante source d’égoïsme et de méchanceté, je suis moi aussi, un crétin ! (Et si vous-même vous pensez de la même manière, vous aussi vous êtes un : nous somme frères en crétinisme !)  262

Jugement de notre époque

Les erreurs intellectuelles de la civilisation actuelle..

L’homme intelligent, bon, et, par ses propres moyens, capable d’assurer le bonheur de l’humanité !

L’homme intelligent, bon, et, par ses propres moyens, capable d’assurer le bonheur de l’humanité : au cours du XXe siècle, on a vu ce que donnait cette brillante idée défendue avec passion les philosophes du XVIIIe siècle ! (à laquelle certains croient encore !)  260

« L’homme bon » ? Après les tragédies du XXe siècle, qui peut croire une affirmation aussi tranchée ! Inutile d’insister !

L’homme « par ses propres moyens, capable d’assurer le bonheur de l’humanité » ? Au vu de la quasi-totalité des expériences politiques passées, on a quelques raisons d’en douter…  Ou, à tout le moins, d’être prudent… Surtout si l’on croit à l’automaticité ou à la facilité !  265

Cependant, les échecs passés ne prouvent pas l’impossibilité d’un succès à venir… Mais à condition de changer radicalement la manière de s’y prendre… et, nous estimons, de ne pas croire en la facilité et de ne pas espérer une totale perfection du succès à obtenir…  263

Ceux qui croient en un avenir meilleur fondé sur les progrès de la science et de la technique (cf. le transhumanisme…) ne sont que des rêveurs, des gens qui n’ont réfléchi à rien ! Ne perdons pas notre temps à énumérer des évidences ! Ce sont des irrécupérables !    276

(Faut-il répondre des erreurs évidentes ? Certainement pas ! Car cela reviendrait à leur donner une certaine crédibilité aux yeux des gens moyennement – éclairés qui constituent des objectifs de ceux qui les formulent… De grâce ! Ne soyons pas les alliés de nos adversaires !)    276

Une civilisation prétentieuse et absurde

Nous vivons dans une civilisation prétentieuse et absurde ! qui prétend construire une société nouvelle et un homme nouveau ! Elle le fait en créant une morale, dans laquelle l’égoïsme qui autrefois était un vice, devient désormais un droit, un idéal et une vertu !  265

Comment construire une société accueillante – qui suppose la bienveillance de chacun à l’égard des autres – si l’on érige la liberté individuelle donc l’égoïsme – comme le droit fondamental de tous les citoyens ? On marche sur la tête !   236

Dans toutes les civilisations, le devoir de chacun a toujours été de se plier aux règles traditionnelles éprouvées comme les plus conformes à l’équilibre de la société… Aujourd’hui, pour chacun, la règle suprême consiste à jouer des coudes pour se tirer d’affaire.   263

Avec cela, chacun, qui ne veut rien donner à la société, attend qu’elle lui offre tout ce dont elle a besoin ! C’est l’État-providence qui doit nous protéger contre tous les malheurs :  l’injustice, la maladie, le manque d’argent, les accidents sur la route, le chômage !   270

Quelle sottise ! quelle bêtise ! dont nous faisons preuve dans nos comportements ! Alors serait-ce que nous, les hommes, nous ne serions pas des êtres intelligents ? Que non ! Nous le sommes incontestablement ! Mais nous refusons d’utiliser notre entendement !   259

L’homme moderne est intelligent, mais il est inconscient et d’une incroyable mauvaise foi ! La mauvaise foi – et avec elle la bêtise – courre les rues, les administrations, les cabinets ministériels et les salons ! Et en plus, elle se pavane sous de grands airs de lucidité !   276

Les « hommes-animaux-supérieurs » méritent-ils notre mépris ? Oui, si je me comporte moi-même comme un « homme-animal-supérieur »… Mais non ! si je suis plus que cela, si je suis un vrai homme…   Donc, quant à nous, ne méprisons pas !    234

Ne méprisons pas les « homme-animal-supérieur » ! Pleurons plutôt sur leur sort, éprouvons de la tendresse, car, eux qui, comme nous, ont été des enfants aimés de leurs parents, n’ont pas eu la chance d’accéder à la dignité et au bonheur auquel leur nature humaine les appelait.  278

Ne méprisons pas les « homme-animal-supérieur » ! Aimons-les ! Pleurons sur eux, mais sans oublier quand même de pleurer, d’une manière encore infiniment plus déchirante, sur les hommes dont ils font le malheur ! (aux palestiniens, aux chrétiens persécutés, et à tant d’autres !  277

Ne méprisons pas les « homme-animal-supérieur », car, à certains moments de nos vies – et peut-être toujours…  – nous sommes un peu – ou beaucoup– comme eux… Mais, moins en vue qu’eux, nous avons moins d’occasions de montrer ce que nous ce dont nous serions capables…  268

Sachons juger les faits, sachons en présumer l’origine, mais ne jugeons pas les hommes ! (Nous sommes infiniment loin d’être assez intelligents et lucides pour cela !) Regardons-nous nous-mêmes (si nous en sommes capables !)  224

D’après les apparences – mêmes les plus patentes – gardons-nous de classer les hommes – en bien, comme en mal ! – quant à la valeur humaine et aux actes dont ils seraient capables s’ils en avaient l’occasion…  Soyons intelligents… mais n’essayons quand même pas d’être Dieu !  275

Une telle réflexion est-elle superflue ? Probablement non, lorsqu’on se souvient, par exemple de la distinction entre « l’empire du bien et l’empire du mal » d’un certain président Bush – et des mensonges, des erreurs et de la guerre faite à Saddam Hussein…  256

Les démocraties – France comprise – sont-elles moins cruelles que les régimes de Russie, de Turquie ou de Syrie ? D’après les apparences [d’après la forme], c’est une évidence, mais sur la base de l’exploitation des hommes et de ses conséquences profondes, cela l’est moins !     275

En matière de morale, apparence et réalité… Entre le bourreau qui tranche la tête d’un condamné et un juge – très digne, capable de repêcher réfléchir personnellement – qui a prononcé la condamnation selon une loi totalement inhumaine, qui est le plus affreux ?   260

Entre Bachar el-Assad qui massacre son peuple et les PDG des grandes multinationales, qui corrompent les chefs d’État d’Afrique pour mieux voler les peuples – et empêcher leur développement – qui est le plus affreux ?  216

Entre l’attaquant, le menteur, qui a envahi l’Irak au nom d’intérêts financiers liés au pétrole, et Daech, qui se défend sauvagement, mais, lui, au nom d’une idéologie (donc d’un idéal, d’un d’idéal fou et cruel, mais idéal quand même…) qui est le plus horrible ?   262

Au nom d’un idéal barbare et fou, Daech  en coupant les têtes croit faire le bien ! Et lui, au moins, il est franc ! Tandis que les prédateurs du pétrole et vendeurs d’armes, n’agissent que par intérêt sordide et avec hypocrisie ! Alors, qui est le plus horrible ?  263

Honorables consommateurs des richesses du monde développé, nous vivons dans une folle opulence ! Et, encore plus follement, dans une totale inconscience ! Si nous ne sommes pas capables de nous libérer de son emprise, au moins ayons l’intelligence de le comprendre !   266

Pourquoi à notre époque le comportement des élites en place est-il tombé si bas?

À toutes les époques, le niveau de moralité publique des dirigeants se trouve surtout soumis à 5 types d’influences liées aux structures politiques et économiques, aux conceptions philosophiques en cours  – explicites et diffuses – et  aux religions présentes sur le territoire.   278

Or il se trouve que, par rapport aux autres grandes périodes de l’histoire, notre époque est particulièrement mal placée du point de vue de ces 5 facteurs d’influence… Dès lors, il n’y a pas à s’étonner du niveau moral d’une importante proportion de nos élites en place !   272

Le vrai problème de notre époque…

Le vrai problème de notre époque, ce n’est pas ce qu’on voit (le capitalisme, la guerre, l’injustice, le matérialisme, Daech etc.), c’est ce qu’on ne voit pas : l’inconscience, la folie, le ridicule qui recouvrent la surface – et les profondeurs – de la terre.     260

Ce qu’on voit, la guerre et les injustices de toutes sortes, ne sont que la conséquence du prodigieux aveuglement de notre époque. Ceux qui n’ont pas réalisé que le monde actuel est pris de folie sont incapables de le comprendre.   229

Autant l’intelligence des hommes est prodigieuse lorsqu’elle s’exerce sur les choses, autant elle est aveugle, quand elle cherche à comprendre l’homme et la société. Si vous n’êtes pas convaincu de la folie de la société actuelle, vous n’avez rien compris !    257

Ceux qui sont lucides remarquent partout le mélange d’inconscience et de mauvaise foi qui imprègnent toutes les pensées et les comportements des hommes. Ils voient le monde comme recouvert d’une épaisse couche de bêtise et de folie !  234

Vue pessimiste ? Que non pas ! Vue réaliste ! Et surtout vue résolument optimiste ! Car cela veut dire que la cruauté des hommes ne résulte pas de leur méchanceté mais, de leur ignorance et de leur bêtise !  207

(D’ailleurs, les derniers mots de Jésus – super grand connaisseur des hommes – mourant sur la croix ne sont-ils pas « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font !»)       177    

Vue optimiste surtout   parce qu’il est infiniment plus facile de guérir les hommes de l’erreur que d’une méchanceté supposée congénitale … Vue optimiste aussi parce que  cela signifie qu’en dépit des horreurs qu’on voit, l’homme n’est pas foncièrement méchant…   264

Cette réflexion nous amène à la question de la nature de l’homme…  et en particulier à discuter les affirmations de Jean-Jacques [Rousseau]…  

La révolution

L’espoir d’un profond changement

Alors y a-t-il lieu de se désespérer ? Non ! Car ce mal est celui des « élites en place » (ou de leur majorité) ; c’est celui de ceux qui n’ont pas su résister aux tentations du pouvoir qui pourrit ! Mais, dans le peuple, l’homme reste toujours l’homme ! Capables de réagir !   274

Gardons courage ! Car, comme avant 1789, l’aristocratie abusant de ses privilèges, n’avait pas vu arriver l’orage, aujourd’hui, les maîtres de la planète sont incapables de voir celui qui se profile à l’horizon, qui va détruire leur palais.   240

Jusqu’en 1990, personne ne prévoyait l’effondrement de l’empire soviétique… Pourtant il a craqué d’un seul coup. Le capitalisme financier fera de même ! (« Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse »). Le seul problème (mais énorme) est de le remplacer intelligemment…  277

Une bonne politique

Pour atteindre son but (qui est de rassembler le plus possible de citoyens autour d’un idéal – ou au moins d’une règle sociale – respectueux de leur liberté, une bonne politique doit proposer de s’entendre sur la nature de l’homme… (Car, qu’est-ce qu’on veut pour lui ?)   269

Une bonne politique doit définir l’homme d’une manière suffisante et limitée : suffisante pour rassembler « les hommes de bonne volonté », mais limitée pour éviter les divisions qui auraient pour effet de nuire inutilement à des minorités et de les léser dans leurs droits.  272 

Du point de vue de la politique, une bonne définition de l’homme doit se garder de se prononcer sur la validité – ou l’invalidité – de sa position par rapport à Dieu… mais elle doit proposer une conception rationnelle admissible par « les hommes de bonne volonté ».   264

Une bonne politique doit servir un idéal très élevé : celui de servir, avec force et sincérité, la possibilité concrète des citoyens de choisir librement le sens de leur vie.   175

C’est ce que n’ont pas compris la majorité des crétins prétentieux au pouvoir ! Ils parlent avec componction de sujets qu’ils sont incapables de maîtriser… mais en réalité ils ignorent leur rôle véritable. Dans leurs chaussures bien cirées ils pataugent dans la choucroute…   274

Difficulté  de la tâche : les hommes en place !

Le travail de réparation de la société sera difficile, car la bête est énorme ! pleine de fric, pleine de personnages corrompus définitivement enfoncés dans l’erreur et le vice, maîtres de puissants moyens d’information et de coercition.    239

Nécessité de la Révolution

La France, les États-Unis et beaucoup d’autres pays n’ont pas besoin d’une multitude de changements plus ou moins petits, plus ou moins grands, mais d’un grand changement, d’une Révolution ! (d’une révolution réfléchie, réaliste  et contrôlée…)  243

N’ayons pas peur de la révolution : elle est nécessaire si l’on veut enrayer la dérive croissante vers une société toujours plus inhumaine. Si l’on ne fait pas une révolution pensée et préparée, réformatrice, non destructrice, d’autres en feront une irrationnelle et dangereuse.   278

Le travail de réparation de la société

Le travail de réparation de la société sera difficile, car la bête est énorme ! pleine de fric, pleine de personnages corrompus définitivement enfoncés dans l’erreur et le vice, maîtres de puissants moyens d’information et de coercition.   

Comment le changement peut se faire

Le changement ne proviendra ni du système lui-même, ni du peuple trop profondément conditionné, mais, comme toujours, d’une « avant-garde » d’hommes de valeur, qui, après avoir franchi les énormes obstacles de la nouvelle « réaction », entraînera le peuple tout entier.  268

Ce sont les élites véritables qui feront la révolution – les élites actuellement cachées – hommes et femmes de valeur intelligents et courageux, jeunes désespérés – encore non corrompus par « le système ». Mais aussi les adultes et les vieux qui n’ont pas cédé au désespoir…  273

Si par malheur, une équipe résolue n’arrivait pas à se constituer, dans sa marche infernale vers le déclin, la génération future (et dé : jà la nôtre) sombrerait dans le désastre. Mais cela est impossible, car trop d’hommes de valeur encore endormis sont prêts à agir.    266

Pourtant le changement n’est pas un but ! Le but, c’est un changement favorable à l’homme et à la société. Aussi est-il nécessaire de beaucoup réfléchir pour comprendre ce qu’est l’intérêt des hommes.   200

Ce sont les élites véritables qui feront la révolution – les élites actuellement cachées – hommes et femmes de valeur intelligents et courageux, jeunes désespérés – encore non corrompus par « le système ». Mais aussi les adultes et les vieux qui n’ont pas cédé au désespoir…  273

Seule une profonde évolution des idées et des structures politiques

Quand tous les essais de réforme ont lamentablement échoué pendant au moins deux siècles, il faut être bien naïf pour croire qu’un nouvel essai fondé sur les mêmes présupposés philosophiques et menées dans le cadre de structures inchangées, aient quelque chance de réussir !   273

Il en résulte que tout essai d’améliorer considérablement le sort de l’humanité dans le cadre de la civilisation actuelle se trouve voué à l’échec et que seul un changement radical dans l’approche philosophique et les structures politiques puissent permettre un espoir.

Seule une profonde évolution des idées et des structures politiques – seule une révolution à double détente – permet d’espérer une amélioration importante de la condition des hommes aujourd’hui. C’est la conviction de notre groupe !  232

Qui sera la cheville ouvrière du changement ?

Le changement ne proviendra ni du système lui-même, ni du peuple trop profondément conditionné, mais, comme toujours, d’une « avant-garde » d’hommes de valeur, qui, après avoir franchi les énormes obstacles de la nouvelle « réaction », entraînera le peuple tout entier.  268

Pourtant le changement n’est pas un but ! Le but, c’est un changement favorable à l’homme et à la société. Aussi est-il nécessaire de beaucoup réfléchir pour comprendre ce qu’est l’intérêt des hommes.   200

Ce sont les élites véritables qui feront la révolution – les élites actuellement cachées – hommes et femmes de valeur intelligents et courageux, jeunes désespérés – encore non corrompus par « le système ». Mais aussi les adultes et les vieux qui n’ont pas cédé au désespoir…  273

Si par malheur, une équipe résolue n’arrivait pas à se constituer, dans sa marche infernale vers le déclin, la génération future (et déjà la nôtre) sombrerait dans le désastre. Mais cela est impossible, car trop d’hommes de valeur encore endormis sont prêts à agir.    266

La révolution se réalisera

Une transformation radicale des mentalités de centaines de millions d’hommes relativement cultivés… Est-ce concevable à court terme ? Non ! si l’on cherche à toucher directement tous les individus ! Mais certainement, si l’on sait convaincre un nombre restreint d’acteurs.     272

Or l’observation de la société actuelle montre qu’il existe une forte minorité de personnes intelligentes (certainement plus des 20 % de la loi de Pareto [« des 80-20 »]). C’est à eux qu’il faut s’adresser ! Ils entraîneront vite une masse suffisante pour imposer le changement.   277

L’observation des révolutions passées confirme avec évidence ce processus et les profonds changements auquel il aboutit. Il ne s’agit plus aujourd’hui de s’adresser à « l’avant-garde du prolétariat » (qui n’existe plus !), mais au contraire à l’élite réelle de la société.   271

La révolution est d’autant plus probable que les élites en place, tirant trop fort (comme d’habitude !) sur la corde des abus et celle des absurdités et des mensonges ! – a provoqué à la fois une profonde insatisfaction générale et la possibilité du réveil du bon sens.     269

Tous les ingrédients sont prêts pour provoquer la révolution : l’exploitation, les mensonges trop grossiers, le mécontentement général, une conception erronée de la société etc. Et à l’état latent, la présence dans la société d’une élite réelle capable de comprendre et d’agir !   277

Seuls manquent encore – mais pour peu de temps ! – 2 conditions : 1°) une analyse intellectuelle rigoureuse destinée à éviter les échecs classiques des révolutions, et, cette fois, à assurer son succès humain 2°) l’étincelle qui mettra le feu aux poudres (au moment opportun !)   276

L’avenir, Le danger prométhéen de création d’un homme nouveau

Chacun sent bien que l’humanité se trouve actuellement à un tournant de l’histoire des hommes – le plus grand depuis la nuit des temps ! –  Certains espèrent et d’autres craignent ! Qui a raison ?     196

Beaucoup ressentent le danger extrême encouru… Mais respectueux à la fois des élites supposées et d’un système politique vicié, ils n’osent s’opposer au mal s qu’il pressentent. Cela doit changer et changera !  207

La résistance est d’autant plus nécessaire que l’immense majorité des gens ne comprennent pas ce qui se prépare pour après l’adoption des lois dites « sociétales » (!)  ( et qui est encore infiniment plus grave pour eux et pour l’avenir de leurs enfants…)  257

Qu’est-ce qui se prépare ? Rien ne se prépare ! Du moins, rien ne se prépare seul ! Ce sont des groupes d’hommes qui veulent construire un avenir correspondant à leurs folies – à leurs folies fondées sur leurs ambitions de classe et sur le mépris des peuples.  267

Qui sont ces groupes ? C’est un rassemblement des « élites en place » liées par des intérêts communs, servis par une incroyable puissance financière qui permet d’acheter « les pouvoirs politiques en place », suffisamment de journalistes et beaucoup de « pseudo-intellectuels ».     278

Que veulent-ils ? Beaucoup l’ont déjà compris : ce sont d’abord des « scientifiques travaillant dans les laboratoires de biologie (d’une puissance financière considérable) – appuyés par des « pseudos philosophes » – qui veulent construire un « homme nouveau ».    259

Si les gouvernants voulaient servir l’homme, au lieu de vouloir créer un homme nouveau, ils feraient mieux de résoudre la question de leur compétence, qui consiste à ne pas laisser sur le bord de la route les classes défavorisées de leurs pays respectifs et de la planète.  271

Le projet prométhéen de l’homme nouveau est une folie des scientifiques et de leurs richissimes employeurs. Ont-ils la compétence intellectuelle et morale pour cela ? Évidemment non ! Ont-ils la délégation des peuples concernés ? Évidemment non ! Alors laisserons-nous faire ?  277

Trois symboles

Un symbole : le train (texte à terminer)

Un train avance doucement au milieu d’une grande plaine. Mais il ignore qu’il est l’image de la grande société humaine d’aujourd’hui et qu’il symbolise toute l’humanité présente.   178

Visitons chacun de ses wagons, observons le dernier aiguillage qui l’a mis sur cette voie ; imaginons ceux qu’il va peut-être bientôt rencontrer ; du haut d’une colline, regardons le serpent qu’il dessine dans la plaine.  268

interrogeons les voyageurs pour comprendre où ils croient aller ; regardons les hommes, les femmes et les enfants qui regardent passer le train (en pensant qu’ils ne le prendront sans doute jamais…).  200

L’immense majorité des passagers du train somnolent. Ils pensent au prochain repas qu’ils vont prendre ; ils imaginent vaguement le prochain paysage que le train va leur offrir ; d’autres, plus intellectuels, élaborent (ou ressortent) des théories sur les grands voyages…  271

Les passagers croient connaître le train et les avantages qu’ils peuvent en tirer…) ; mais, ignorant le plan du réseau,  les derniers aiguillages empruntés – et les intentions réelles du chef de train – ils ne savent pas où ils vont. Mais ils y vont !  277

Un symbole : le marécage, l’arbre sur la colline et le ciel bleu

Le pavé dans la mare, l’arbre sur la colline… et, au-dessus, l’immense ciel bleu. Et tout cela, dans l’univers sans limite, tout cela dans le temps qui s’étire de l’infini à l’infini. Quelle est le poids de ce pavé ? Et quelle est notre importance à nous qui le lançons ?   270

La mare, c’est notre civilisation devenue folle ; l’arbre, c’est l’intelligence, l’imagination, le désir et le courage encore présents dans l’âme de ceux qui sont encore capables d’espérer ; le ciel, c’est la force mystérieuse qui permet à nos potentialités de s’exercer.    270

L’univers, c’est cet espace insondable, incompréhensible, éternel, que les scientifiques explorent en s’étonnant, sans être le moins du monde capables de le comprendre. L’univers n’est pas d’abord un beau sujet d’étude, c’est l’immense berceau qui nous abrite tous.   264

Le regard fixé au sol, nous pataugeons chaque jour dans la mare de la pollution et des déceptions… et nous oublions de regarder l’arbre sur la colline, qui se profile sous un ciel tantôt bleu, tantôt gris ou orageux, mais qui revient toujours nous offrir sa belle lumière.    272

L’affreuse, l’immense mare, c’est le domaine que la société s’est constituée depuis ce que nous appelons « le siècle des lumières »… mais c’est aussi, pour chacun de nous, notre petite mare personnelle, dont nous souffrons sans le savoir !   238

L’arbre sur la colline, c’est la merveille éternelle qui nous est donnée… mais la merveille que notre folle civilisation ne sait plus voir et qu’elle détruit pour construire des villes tentaculaires, dans lesquels les hommes, les femmes et les enfants suffoquent.   262

Le symbole de vos regards

Si vos regards s’élèvent vers les hauteurs, demandez-vous quand même, si votre force provient du fond obscur de vos désirs inconscients ou de la beauté du ciel qui vous invite à l’admiration – et, avec elle, à la réflexion sur la nature…   236